 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
|
|
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
Samedi le 15 octobre, 2005
Ça s’est passé en septembre à Télé-Québec et c’était assez décoiffant merci ! Je suis littéralement tombé en bas de mon fauteuil, comme vous peut-être, si comme moi vous avez vu cette première émission de la saison des Francs-tireurs où avaient été réunis une bande de jeunes adultes appelant de tous leurs vœux le jour béni où ils pourraient enfin dire adieu au Québec et sacrer le camp pour de bon.
Leur propos est accablant, leurs reproches tombent dru comme une pluie d’automne : on paye trop d’impôts, les syndicats ont trop de pouvoir, on n’a pas de budgets de recherche scientifique décents, on a un code civil dépassé et folklorique (!) qui empoisonne la vie des avocats. Et surtout, surtout, l’école anglaise n’est pas accessible à tous.
Bref, à leurs yeux le Québec est un rapetisseur, un ratatineur d’aspirations qui tient le peuple prisonnier dans une sorte de lieu clos fermé sur le monde. La culture qui nous est propre ne leur apparaît pas comme une richesse, mais plutôt comme un anachronisme handicapant significativement leurs aspirations. Ce qui fait dire à un autre, en entrevue, qu’il se sentira véritablement libéré quand il partira pour… Calgary !
N’en croyant pas mes oreilles, je suis allé consulter le site Internet se référant à ce groupe QUITTER LE QUÉBEC et rataplan, je retombe en bas de ma chaise en constatant que plusieurs ex-Québécois partagent tout à fait cette opinion.
J’ai été peu impressionné par l’argumentation du groupe, pas plus d’ailleurs que par celle trouvée dans les témoignages nombreux d’expatriés qu’on trouve sur le Site. L’émotion domine, assaisonnée de lieux communs. Je pourrais la résumer comme suit, (je caricature à dessein) : Je n’en pouvais plus, j’étouffais et suis finalement parti (e), youppie ! J’ai enfin appris l’anglais que je parle maintenant sans accent et les anglais sont contents de moi (of course !). Ils me donnent la chance de me réaliser, et maintenant j’accomplis plein de choses, ce que je ne pouvais pas faire au Québec. J’ai dit que je caricaturais, mais tout compte fait, le trait est… léger.
À suivre le 17...
GILLES THÉBERGE
Vous pouvez lire les chroniques précédentes en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres et culture lanaudoise cliquez sur : http://culture.planete.qc.ca
Pour consulter la chronique De bric et de broc, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
|