 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
|
|
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
Dimanche le 02 octobre, 2005
Pour retrouver la première partie, cliquez sur le mot ARCHIVES
Ses majestés…
Ainsi donc, Adrienne est partie. Finies les nuits de Chine. Maintenant retraitée, elle touchera désormais, et sa vie durant, la rondelette prestation de retraite de 115 800 dollars, alors que son salaire de fonction était seulement de cent quatorze mille misérables dollars. Consolez-vous cependant, désormais l’ex-reine devra payer des impôts…
Oui, vous avez bien compris, non seulement vous avez payé le gîte et le couvert de Madame, sans compter les frais de sa mégalomanie culturelle et internationale, mais, en plus, elle ne payait pas d’impôts. Autrement dit, elle touchait 114 000 $ par année cash comme on dit dans les chaumières. Savez-vous bien ce que ça représente 114 000 $ net d’impôts ?
Une rente à vie, supérieure à son salaire de fonction, purement décorative rappelons-le, après six années d’emploi, vous en connaissez beaucoup des régimes de retraite comme ça? Vous trouvez ça comment?
Ce n’est pas tout, si elle devait mourir et que son Excellence le prince consort lui survive, ce dernier touchera la moitié de cette rente. Moi, je trouve ça indécent et obscène!
Excusez ma mauvaise humeur, mais au moment où chez nous la présidente du Conseil du trésor demande aux salariés de l’État de revenir sur terre, voilà que l’ex-potiche Royale se voit donner en prime de départ le système solaire au grand complet.
Quant à la perle des Antilles, elle arrive à peine que déjà on commence à voir en quoi elle est différente. Et la différence semble bien mince. En un tour de main, Madame renvoie son costumier parce que, crime de lèse vanité, imaginez-vous que le couturier (non, non excusez-moi, je voulais dire le designer) montréalais, Yves-Jean Lacasse, aurait dévoilé ses créations lors d'une séance de photographies.
Le fait d’avoir vu l’écrin aurait-il altéré l’éclat de la perle qu’il recouvre? Nous voilà nageant en pleine physique quantique : observer le phénomène change le phénomène par le simple fait de son observation, et le rend impropre à une appréciation totalement objective… Faut le faire! Et c'est nous qui payons pour cette première fredaine.
Finalement, après avoir flushé ses amis souverainistes, la nouvelle vice-reine se débarrasse maintenant, apparemment sans état d’âme particulier, de sa citoyenneté française, acquise par le fait de son mariage avec l’homme aux armoires truquées. Personne ne lui aurait demandé ça, sauf la ligue royaliste et la Légion canadienne.
Je trouve ça curieux. Le Canada se vante sur tous les tons et partout dans le monde, de valoriser le multiculturalisme! Et justement, on n’a pas manqué de mentionner l’origine haïtienne de Mme Jean? Mais pourquoi est-il bon d’être d’origine haïtienne et mauvais de posséder également la nationalité française? Et le prince consort, après avoir renié ses amis, va-t-il maintenant devoir renier sa propre nationalité?
Dans cette affaire, nonobstant la raison d’État invoquée pour ce rejet formel de ce qui, en elle, était français, il reste un petit détail qui n’a pas pesé bien lourd dans la balance : la France, c’est quand même la mère patrie des ancêtres de près de 80 % des Québécois qu’elle prétend représenter.
Chez nous, on vient de Normandie et de Bretagne pour la plupart. Ce n’est pas qu’un détail, il me semble. Hé ben, hé ben ! Comme dirait le gars du Devoir…
GILLES THÉBERGE
Vous pouvez lire les chroniques précédentes en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres et culture lanaudoise cliquez sur : http://culture.planete.qc.ca
Pour consulter la chronique De bric et de broc, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
|