 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
|
|
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
Samedi le 21 mai, 2005
La pensée de Socrate se développait dit-on dans l’art de la conversation. Platon, le Magister, aimait enseigner dans l’Académie qu’il avait fondée, préfiguration de nos universités modernes. Quant à Aristote il aimait la promenade. Il en résultat ce qui s’appelle le péripatétisme. En effet, le philosophe avait l’habitude d’enseigner en se promenant dans les galeries du Lycée.
De nos jours, c’est dans les bas-fonds de nos villes que se pratique cet art devenu singulier de la promenade. Les péripatéticiennes qui le pratiquent sont généralement combattues avec vigueur par tous les bien-pensants.
Mais en ce 17 mai 2005, nous avons pu constater, plus ou moins ahuris, que cette pratique est bien vivante aussi dans certains parlements. La vedette de l’heure, subitement devenue honorable, s’est par ailleurs déshonorée en plantant le couteau de la félonie dans le dos de son chef au bénéfice du chef du parti des enveloppes brunes. Son salaire : un ministère. Plus péripatéticienne que ça, tu meurs !
La conséquence immédiate de ce bouleversement a été de réduire à une peau de chagrin la fragile majorité de l’opposition qui battait de l’aile depuis que le Nouveau parti démocratique s’était acoquiné au Parti libéral du Canada pour refaire le budget fédéral.
Et pourquoi ce revirement de madame Stronach ? Ne pas pouvoir supporter ce qu’elle considère être une alliance du parti Conservateur avec le Bloc… ! Idem pour le député indépendant Cadman qui, avec l’expertise sur le Québec qu’il a développé du fond de sa Colombie-Britannique, s’est rendu aux arguments de Paul Martin à l’effet de ne pas remettre en question l’unité nationale en donnant un avantage au Bloc à la faveur d’une élection hâtive.
C’est intéressant. Constatons qu’au moment où nous savons maintenant que le gouvernement libéral n’a plus l’autorité morale nécessaire pour continuer de gouverner pour cause de corruption avérée, le Canada anglais continue de casser du sucre sur le dos des Québécois et semble craindre la souveraineté, comme au moyen-âge on avait peur des feux follets.
Et pendant ce temps, la Commission Gomery continue de nous livrer de désopilantes histoires d’enveloppes brunes, d’entourloupettes, de contournement des règles de gestion des fonds publics.
Quel que soit le temps où nous irons aux urnes fédérales, nous n’oublierons pas les aveux des Michel Béliveau, Jean Brault, Marc-Yvan Côté qui ont confessé avoir trempé dans des opérations illicites au profit du parti libéral fédéral.
Nous avons donc un répit de quelques mois. D’ici là, peut-être apprendrons-nous quels sont les honorables personnages de notre entourage qui, dans nos circonscriptions, dans les locaux du parti libéral fédéral, ont reçu ces enveloppes d’argent qui reste sale. Ces gens, vous les connaissez peut-être.
GILLES THÉBERGE
L'ÉPICENTRE
Pour lire les chroniques précédentes de mon ami Gilles, cliquez sur le mot ARCHIVES un peu plus bas sur cette page !
Vous pouvez lire les chroniques précédentes en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres et culture lanaudoise cliquez sur : http://culture.planete.qc.ca
Pour consulter la chronique De bric et de broc, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
|