 Vacances en Pénichettes® Locaboat Holidays
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Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
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Mardi le 25 octobre, 2005
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Pour que les choses soient autrement, l’action passe nécessairement par le changement. Pourtant, ce que l’on s’offre collectivement en n’exigeant pas le changement, c’est platement plus de la même chose. Même dans les cas où des gens de bonne volonté manifestent l’envie de rester en poste, ils devraient partir après un certain temps. Personne ne nous fera croire qu’après quinze, vingt ou trente ans, on garde intactes l’énergie et la créativité qui sont les ingrédients essentiels de l’évolution.
Plus le temps passe, plus la schizophrénie propre à chaque milieu social empêche ceux qui en sont prisonniers d’apprécier pleinement la réalité. Plus le temps passe, plus on s’incruste, plus on empêche l’émergence d’idées nouvelles propres à apporter un souffle nouveau qui est nécessaire si l’on prétend poursuivre des objectifs de bien commun.
Et puis, avec le temps, comment éviter les conflits d’intérêts ? Comment prétendre que ce n’est pas le nôtre que l’on poursuit en tenant à rester à demeure dans un système que l’on manipule d’autant mieux qu’on l’a investi tout entier depuis tant d’années, qu’on le connaît maintenant comme le fond de sa poche ? Finalement, ne reste-t-on pas en place pour la simple et bonne raison que cela flatte notre ego ?
Les fonctions publiques sont publiques. C’est pourquoi elles devraient échapper à la mainmise des individus qui, dans le monde des administrations publiques, s’en emparent et, à la fin, finissent par les asservir à leurs propres intérêts. Et comme les politiciens ne sont pas raisonnables, il faudrait impérativement les forcer à aller déployer leurs talents ailleurs après un certain temps. Condition sine qua non à un véritable renouvellement de la chose publique et à la renaissance, peut-être, de l’intérêt de la population pour les affaires publiques.
Je ne sais plus qui avait dit que les cimetières sont remplis de gens irremplaçables. Sans doute est-ce vrai. Et pourtant, la terre tourne. Pensez-vous que votre monde s’écroulerait si votre maire ou votre mairesse décidait de remettre son tablier ? Ne seriez-vous pas remplis d’admiration et de fierté en l’entendant déclarer qu’il ou qu’elle a fait de son mieux et que sa conviction profonde est celle que d’autres sauront maintenant faire mieux encore ?
Bien sûr, je rêve !
GILLES THÉBERGE
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