|
|
 |
 |
 |
|
 |
|
Une présence discrète s’affirme dans le Centre-du-Québec : Les arbres à noix comestibles - Gilles Théberge |
 |
| |
Jeudi le 05 août, 2010 |
Depuis 2007, le Regroupement agroforestier centricois (RAC) s’emploie à multiplier les plantations d’arbres à noix, le noyer noir étant l’essence de prédilection.
C’est ainsi qu’au fil des ans, et grâce au soutien de plusieurs partenaires, notamment l’Association forestière des Cantons-de-l’Est et la Société sylvicole Arthabaska-Drummond, plusieurs milliers de noyers noirs ont été plantés sur les terres et dans les boisés de ses membres.
Le but ultime de ces initiatives est de créer un verger réseau régional d’arbres à noix susceptible d’entraîner une exploitation rentable de ce produit forestier non ligneux de qualité, dans une perspective agroforestière. En effet, la noix comestible du noyer noir est bien l’usufruit, accessible pendant toute la croissance de cet arbre, reconnu pour la grande qualité de sa matière ligneuse.
Ces plantations laissent entrevoir d’ici quelques années une production intéressante. Cependant, il y a probablement déjà dans les boisés centricois, une quantité inconnue mais suffisante d’arbres à noix pour envisager à plus court terme l’exploitation rationnelle de cette ressource naturelle. Mais encore faut-il savoir où les trouver et évaluer correctement leur potentiel de production. C’est dans cette perspective qu’il fut décidé de procéder à un inventaire des arbres à noix et qu’un projet en ce sens fut élaboré.
L’opération fut menée avec rigueur par le RAC en 2009-2010 dans les cinq MRC de la région, avec le soutien scientifique et technique de Biopterre. Les résultats de cet inventaire sont maintenant connus.
Les objectifs
L’opération s’appuyait au départ sur une recherche active de toutes les essences. Les objectifs spécifiques de la démarche étaient les suivants :
· Inventorier les espèces et les cultivars d’arbre à noix présents dans les cinq MRC de la région Centre-du-Québec ;
· Valider les paramètres de rusticité et de productivité ;
· Émettre des recommandations visant la conservation et l’exploitation de ce patrimoine existant ;
· Produire un plan d’implantation des vergers d’arbres à noix ;
· Rédiger un plan de production d’arbres à noix et de vergers de noix et de noisettes ;
Les données ont été recueillies sur le terrain tout au long de l’été jusqu’en automne. L’Agence forestière des Bois-Francs a également apporté son concours, en rendant disponibles tous les rapports de plantations autorisées de noyers noirs, de noyers cendrés et de chênes à gros fruits, s’échelonnant du début des années 80 jusqu’à ce jour.
L’ensemble de ces renseignements a permis de localiser plus de 94 990 arbres à noix, dont 12 965 auraient déjà atteint la maturité requise pour la production de noix, soit 12 ans pour le noyer noir, 20 ans pour le noyer cendré et 35 ans pour le chêne à gros fruits. Selon les estimations basées sur les données disponibles, d’ici 4 ans, 62 887 de ces arbres seront en production.
Méthodologie
Cette opération a été conduite selon les règles de l’art. La première étape consistait à procéder à une enquête auprès de la population locale de chaque secteur de la région pour acquérir un maximum d’informations sur les propriétaires terriens possédant des arbres à noix. Une note publiée dans les journaux a invité les gens possédant de tels arbres à informer l’équipe du RAC afin qu’ils soient inclus dans l’inventaire.
Plusieurs personnes ont répondu à l’appel, ce qui a permis de recenser plusieurs centaines d’arbres présents sur 57 sites différents, dont une bonne partie en milieu urbain. Les arbres inventoriés ont été localisés et géo-référencés sur une carte numérique. Une fiche technique, comportant 18 paramètres d’observation, a été complétée pour chacun des sites visités.
Notons que compte tenu de l’ampleur de la tâche, certaines espèces dont la présence et l’abondance sont connues ont été retirées. Ainsi, le noisetier à long bec et le hêtre à grande feuilles ont été ignorés pour faire place aux essences prioritaires soit le noyer cendré, le noyer noir et le chêne à gros fruits.
Conclusion
L’inventaire qui a été réalisé avec succès est une étape décisive pour établir le potentiel d’exploitation de la ressource noix dans le Centre-du-Québec.
La participation active du public et l’intérêt manifeste exprimé lors de l’inventaire permet au RAC d’envisager les prochaines étapes conduisant à la constitution d’un verger réseau d’exploitation des arbres à noix comestibles dans la région.
Il importe maintenant d’approfondir la connaissance de la ressource en validant l’état précis des sites autorisés par l’Agence au cours des dernières décennies, ce qui a n’a pu être fait au cours de la première campagne. Cette étape est nécessaire afin de pouvoir évaluer avec plus de précision la capacité de production de ces arbres.
Selon les estimations actuelles, il serait possible de récolter plus de 2 000 tonnes de noix dans la région d’ici quelques années.
Il s’agit d’une activité agroforestière prometteuse dont le RAC estime qu’elle permettrait de situer le Centre-du-Québec parmi les chefs de file de la production de noix comestibles au Québec.
Regroupement agroforestier centricois RAC
2000, Rang Hince
Chesterville (Québec) C.P. 397
G0P 1J0
|
Vous pouvez lire les chroniques prédécentes de cette catégorie en cliquant sur ARCHIVES.
Pour consulter les autres chroniques livres, cliquez sur : http://planete.qc.ca/culture
Pour consulter la chronique DE TOUT DE RIEN, cliquez sur : "/loulou/detoutetderien/index.html"
|
|
|
|
|
|
Recherche dans
Louise Turgeon DE TOUT DE RIEN
|
|
|
|
|
|
|
 |
|