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Les intolérables propos de Me Lynda Bureau - Catherine Bourgault


Vendredi le 09 septembre, 2005

Les intolérables propos de Me Lynda Bureau

Les commentaires dégradants de Me Lynda Bureau dans l’affaire Dompierre sont une véritable honte, une nuisance à la cause des femmes. Le fait que de tels propos rétrogrades proviennent de la bouche d’une femme rend l’insulte encore plus odieuse, si c’est possible.

Frédéric Dompierre n’est pas un présumé innocent. Il a bel et bien été condamné. La parole de la victime n’est plus en doute ici. Suggérer qu’elle ait «couru après son propre malheur» parce qu’elle a répondu à l’invitation de ses agresseurs et qu’elle était sortie après les heures permises, est non seulement aberrant, cela démontre un mépris flagrant de notre justice et de nos lois.

Est-ce à dire que dès qu’une femme accepte de sortir avec un homme et qu’elle dépasse une heure jugée «convenable», l’homme est en droit de la violer? Allons! Nous ne sommes plus au temps des «Elle m’a provoquée! Je ne suis pas fait en bois, moi!»

Nous devons nous libérer de ces idées attardées. Rien ne justifie l’acte d’un violeur, absolument rien.

Je voudrais ajouter que si une personne consentante commence une relation sexuelle avec une autre personne – même son conjoint - et qu’elle change d’idée en cours de route, elle ne commet aucune faute. Si la relation se poursuit malgré son désaccord, c’est encore et toujours un viol!

Je voudrais ne plus jamais entendre d’horreurs pareilles.

Ce n’est pas aux victimes à être prudentes, c’est aux agresseurs à contrôler leurs pulsions. Malheureusement, il y a encore trop d’individus dans notre société qui laissent entendre qu’une femme qui en révèle trop ne devrait pas se plaindre de s’être fait agresser par la suite.

Il s’agit carrément d’une abominable tentative pour décourager les victimes de porter plainte. Ceux qui expriment de telles infamies devraient avoir terriblement honte.


Catherine Bourgault – septembre 2005

Catherine exprime ici exactement mon sentiment ! Je ne peux pas croire qu'un juriste (homme ou femme) use de tels propos pour défendre son client.


Madame ! vous êtes une honte pour votre profession !

Loulou



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