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| Vivre à en mourir... |
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Mercredi le 11 février, 2009 |
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Au mois de février 94 suivant nous avons fait une croisière sur le Club Med 1.
Un superbe bateau à voiles. Je n’ai pas eu de ces douleurs qui me gâchaient le moment présent, mais j’avoue qu’il m’arrivait d’avoir quelques inquiétudes. Si jamais, une crise se présentait, comment allait-on faire au beau milieu de l’océan. Mais tout s’est bien passé.
Le vendredi suivant notre retour de croisière, je devais me présenter à une émission de télé, diffusée en direct.
J’étais en route pour me rendre au studio, lorsque soudainement à un feu rouge, j’eus l’impression que tout le sang me montait à la tête.
Nouvelle panique, j’ai rebroussé chemin et suis allé directement à l’Institut de Cardiologie.
On m’a gardé toute la nuit sous observation.
Rien, m’a dit le cardiologue, tout est normal. Votre réaction aussi est normale. Toute personne greffée du cœur ou qui a subi une crise cardiaque sévère, vit dans une angoisse quotidienne, provoquée par la crainte d’avoir une autre crise. Quelque soient les douleurs qui vous affligent, essayez de demeurer calme, excepté si vous avez un point aigu au centre de la poitrine.
J’étais donc l’auteur de toutes ces frousses. J’en pris bonne note.
Deux ans après cette deuxième crise cardiaque, tout semblait bien allé, sauf qu’en fin de journée, je me sentais fatigué. Puis je perdis du poids.
Soudainement le matin vers quatre heures, je m’éveillais la nuque complètement mouillée. Y a quelque chose qui ne tourne pas rond, dis-je à Sylvie. Je vais consulter un médecin.
Ce dernier, crut au premier abord, que je manquais de fer, il me fit une prescription en conséquence avec promesse de retourner le voir trois semaines plus tard.
Il n’y a pas d’amélioration, me dit le médecin, à ma deuxième visite. Vous allez passer des rayons- X et aussi consulter un spécialiste.
Le radiologiste regardait toutes ces photos en hochant la tête.
Je ne vois rien de particulier, malgré qu’il y a un petit quelque chose ici,
en me montrant la radiographie, mais je crois que c’est une marque d’une ancienne opération au poumon.
Effectivement à l’âge de dix-neuf ans, on m’avait fait l’ablation du lobe inférieur du poumon gauche.
Le spécialiste quant à lui, ne parvint pas à me convaincre.
Selon lui, ce problème de nuque mouillée chaque matin venait du fait que les artères fémoraux au niveau de l’aine étaient bloquées à quatre-vingt-dix pour cent.
J’étain loin d’être d’accord avec lui, il y avait au moins une quinzaine d’années que j’éprouvais des problèmes à marcher à cause de ces fameuses artères bloquées. Pourtant, lui dis-je, je marche aussi bien aujourd’hui, que le mois passé, ni mieux ni moins bien.
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