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| Vivre à en mourir... |
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Vendredi le 13 février, 2009 |
Mon médecin de famille, m’informa qu’il avait pris un rendez-vous pour moi, avec un pneumologue à l’Hôpital Pierre Boucher, le Docteur Simard.
Le jeudi quatre juin à dix heures du matin, j’étais à son bureau.
Il plaça deux radiographies sur le mur lumineux.
Vous voyez ici à droite, vous avez une tumeur maligne.
- Tumeur maligne, dites-vous, ça veut bien dire cancer.
- Oui, répondit-il tout simplement.
- Serait-ce dû au fait que je suis fumeur ?
- Premièrement ce n’est pas le moment de vous culpabiliser, deuxièmement, la moitié de mes patients qui ne fument pas, ont le même problème. Peut-être que c’est dû à l’usage de la cigarette et peut-être pas.
- Quelle est la meilleure et la pire des solutions ?
- Dans votre état actuel, vous n’avez pas le choix entre la meilleure et la pire, tout dépendra des examens.
- Alors donnez-moi la pire.
- Vous voulez connaître la pire ? me demanda t-il un peu surpris.
- La pire, vous avez un mois, chanceux, un mois et demi.
Bêtement dans ma tête, la première pensée qui me vint est que je n’allais pas voir Eric Lindros jouer pour les Nordiques de Québec.
Et la meilleure ?
La meilleure serait qu’il n’y ait aucun métastase de répandu dans votre système et que l’on puisse vous opérer. D’ailleurs si c’était le cas, je vous réfèrerais au meilleur chirurgien thoracique que je connais, le Dr Lafontaine à l’Hôtel-Dieu de Montréal. C’est vraiment le meilleur.
Entre-temps, je vais vous réserver une chambre ici, à compter de lundi.
Pendant toute la semaine, vous allez subir un tas d’examens qui vont nous permettre de savoir si on peut vous opérer.
Vingt minutes plus tard, j’étais assis dans un café terrasse du Vieux-Longueuil. Je n’arrivais pas à réaliser ce qu’on venait de m’apprendre.
Un mois, un mois et demi si je suis chanceux… pourtant je ne ressentais aucun mal. C’est idiot ça, me disais-je.
Nous sommes le quatre juin, dans un mois le quatre juillet et si ma chance est toujours avec moi j’ai un autre deux semaines de plus.
Mais après le vingt juillet, je ne suis plus là…
Tu ne peux pas mourir bêtement comme ça, c’est ridicule.
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