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Les Surprises cachées de Surprise sur Prise ! Chez Gaston Lepage !
 

Lundi le 14 mars, 2005


Les surprises cachées de Surprise sur Prise.
( Ce qu’on n’a pas vu à la télé ! )

La découverte d’un puits de pétrole au…Québec

Ce matin du 4 août 1984 j’étais loin de me douter qu’en laissant croire à Gaston Lepage qu’il y avait une nappe de pétrole sur son terrain qu’effectivement je venais de découvrir ma propre source de pétrole qui allait me rapporter beaucoup d’argent au fil des ans.

Ce matin-là, en mettant le pied en dehors du lit à une heure du matin, ce fut pour constater avec stupeur que je faisais 102 degrés de fièvre.

Comment peut-on attraper une fièvre pareille en plein mois d’août, alors que je me suis couché tôt et en pleine forme.
Quelle malchance cette fièvre alors que je m’apprête à tourner le premier gag de Surprise sur Prise.
Il me faut être présent aux Équipements Lagüe à trois heures piles du matin pour le meeting de production.

Le gag doit débuter aux alentours de cinq heures a.m. L’effet de surprise sera encore plus grand.
Quelques semaines plus tôt, je m’étais rendu chez les Équipements Lagüe afin d’obtenir une grue géante, l’opérateur de la grue, de l’équipement de forage, et tout le matériel nécessaire et aussi les nombreux ouvriers spécialisés pour opérer tout ce matériel, sans compter le camion remorque avec chauffeur pour amener le tout dans la cour privée de mon ami Gaston Lepage.

Lorsque monsieur Lagüe m’informa du prix à payer pour utiliser le matériel, je lui dis candidement que je n’avais pas d’argent et qu’en plus c’était dans le but de faire un gag à un de mes amis!

À première vue je crois qu’il m’a trouvé un peu fêlé, mais devant ma détermination il a accepté et de plus il prenait à sa charge tous les frais occasionnés en plus des salaires. Je crois ne pas l’avoir suffisamment remercié.

Deux cameramen, Raymond et Normand Latour, père et fils, bien cachés dans une camionnette avec chauffeur attitré. Un contremaître, rôle joué par Jean-Paul Giroux, ex-détective à la retraite et pince sans rire hors du commun.

Dans une limousine qui devait arriver au moment opportun, deux Arabes, un vrai et un faux dans leurs costumes du pays.
Une amie m’avait déniché un monsieur d’origine arabe et professeur à l’Université de Montréal, qui accepta sans sourciller de jouer le rôle du riche prince arabe à la recherche de pétrole.

Avec tout ce tintamarre dans sa cour à cinq heures du matin, Gaston apparut rapidement sur le perron tout en relevant ses bretelles.

De la fenêtre de la limousine, je pouvais observer le déroulement du gag, mais sans savoir ce qui se disait. Avec ma fièvre qui me semblait augmenter d’intensité, je grelottais de tous mes membres dans mon costume d’arabe.
Tout à coup je vois quelqu’un que je ne connais pas s’avancer près de Gaston et prendre part à la conversation. Ce n’était rien pour me rassurer, car personne n’avait de texte précis, tous devaient improviser…

Ne pouvant plus me contenir je descend de la limousine avant que l’on me fasse signe. Et tout en m’approchant, y a cet individu qui parle et gesticule en faisant de grands signes.
Évidemment, Gaston m’a vite reconnu et on a tous bien ri.
Une fois le tout terminé, je m’approche de l’inconnu et je lui demande le pourquoi de son intervention, en lui soulignant qu’il aurait pu faire rater le tournage.

L’individu me dit très sérieusement : Écoutez, personne ne m’a dit qu’il s'agissait d’un gag, moi j’étais le chauffeur de la camionnette. Moi, je croyais qu’il s’agissait d’un reportage sur le vif, alors je suis descendu pour convaincre monsieur Lepage d’accepter l’offre des Arabes. Sur l’entrefaite arrive le cameraman qui était caché dans sa camionnette. Il est furieux : Roger baptême, es-tu tombé sur la tête? Sans prévenir t’as fermé le contact du moteur et tu es descendu, en moins de trente secondes la lunette arrière était complètement embuée, et je n’arrivais pas à l’essuyer. Résultat: J’avais plus d’images, crisse que tu es innocent.

Sur ces derniers mots, le cameraman me jette un coup d’œil et me dit en hochant la tête : Le pire c’est mon frère…

Deux heures plus tard, je constatai que ma fièvre avait complètement disparu.

La pression et la tension occasionnées par ce premier tournage en étaient la vraie cause.
Le tournage eut lieu le 4 août 1984 à 5 heures du matin.
Le gag fut diffusé 2 ans plus tard, en octobre 1986 à TQS.
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