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| Et maintenant, que vais-je faire ? (Gilbert Bécaud) |
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Lundi le 14 juillet, 2008 |
D’abord dire merci à tous ceux et celles qui m’ont fait parvenir un couriel de sympathie et d’encouragement. Ça fait toujours plaisir, d’autant plus que j’y trouve beaucoup de sincérité et d’amitié.
Maintenant, que vais-je faire ? Rien, rien d’autre de ce que j’ai l’habitude de faire.
Disons, que je ne suis pas le seul au Québec à apprendre cette mauvaise nouvelle, peut-être une centaine d’autres un peu partout ici et en province qui doivent faire face à cette nouvelle situation.
Mon seul avantage est d’en avoir eu deux autres dans le passé alors que pour eux, c’est une première. Ils sont sûrement désemparés et je les comprends.
Lon de moi, l’idée de leur faire la morale ou de leur donner des conseils, mais je peux révéler comment fut ma réaction lors des deux premiers cancers.
Verdict : Un CANCER.
1- Première règle, il faut accepter que ce verdict s’adresse à vous et à personne d’autre de votre entourage.
Vous êtes tout fin seul à ruminer en votre intérieur. Accepter veut dire, ne pas se révolter, ne pas crier à l’injustice, ne blâmer personne, ne pas faire la guerre en disant je vais le combattre ce maudit cancer, ne pas tenter de justifier ce choix en disant pourquoi moi !
Il faut garder à l’esprit que vos chances sont de 50/50. Être bien conscient qu’il se peut que dans X temps, vous ne soyez plus de ce monde. Ça, c’est accepter la finale éventuelle. En résumé rester calme ouvert et serein.
2- Combattre le cancer.
Un combat implique toujours un gagnant et un perdant et vos chances de perdre sont plus grandes que de gagner.
Pourquoi me direz-vous ?
En organisant votre combat, vous accordez une importance démesuré à ce cancer qui ne demande rien de moins que de se développer au point de vous avaler tout rond. Plus vous lutterez contre lui, plus féroce il deviendra.
Alors, quoi faire.
3- L’INDIFFÉRENCE ou IGNORANCE.
Ignorez complètement et totalement ce cancer. Ne lui accordez aucune importance en particulier. En l’ignorant vous l’empêchez d’avoir de l’emprise sur votre organisme. Si on vous dit des bêtises dans une langue que vous ne comprenez pas, vous ne serez nullement affecté. En étant indifférent, il ne peut plus vous atteindre.
4- OUI, MAIS…
On connaît tous cet adage qui dit que : le hasard n’existe pas. Il faut donc en conclure que s’il n’existe pas, c’est que tout est programmé à l’avance, y compris la durée de notre vie. Rien, absolument rien, ne peut changer la date de cette fin de vie.
Alors pourquoi s’en faire, puisque dès le début vous avez accepté l’une ou l’autre des éventualités, c’est à dire continuer à vivre ou mourir.
Nous ne savons pas d’où nous venons et nous ne savons pas où nous allons.
Souvent nos meilleurs souvenirs de voyages furent ceux qui furent improvisés.
Alors, allons-y ! Ou c’est le premier qui continue ou c’est un autre qui commence.
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