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| Ouais, on est rendu là... |
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Lundi le 19 novembre, 2007 |
Encore une de plus, j’aimerais bien arrêter de les compter.
Chaque année, en date d’aujourd’hui, j’ajoute un an de plus à mon existence sur terre. Que je les compte ou pas, ne va pas arrêter le processus. Tout le monde vieillit.
Mais quelle différence y a-t-il entre le fait d’avoir, 28, 38, 48, 58 ou 68 ans ?
À 28, tu sais que tu as toute la vie devant toi, tu ne regardes pas les filles de 18-20 ans, tu les trouve déjà trop jeunes.
T’as tellement de projets que tu ne sais pas par où commencer.
À 38, tu perçois les gens de 68, comme étant des gens âgés et que tu as encore une bonne trentaine d’années avant d’y arriver, alors pourquoi s’en faire, après tout on devient un homme qu’à 40 ans.
Par contre à 48, tu réalises que dans deux ans, tu toucheras le chiffre 50 et souvent ça fait peur, tu réalises que tu as tout de même un bon bout de fait et que si tu n’as pas réaliser tous tes rêves, il te faut te bouger l’arrière train.
À 58, c’est déjà une autre histoire, merde, j’ai pas vu le temps passé.
Cibole, te rends-tu compte, je vais avoir bientôt 60 ans, ayoye !
Si seulement j’avais pu atteindre la liberté 55, comme on dit dans les publicités. Mais la réalité n’a rien à voir avec la publicité.
Et là arrive 68, c’est ici que ça commence à devenir plus sérieux, ce n’est plus vraiment le moment de commencer à rêver de que tu vas faire dans ta vie, tu devrais être en mesure de profiter de tout ce que tu as accumulé, mais jusqu’à quand ?
En allant de dix ans en dix ans, tu vois apparaître 78.
Si tu n’es pas un p’tit vieux à 78, tu ne le seras jamais.
C’est justement ce que je me souhaite aujourd’hui.
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