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| As-tu une grosse bite ? |
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Vendredi le 20 octobre, 2006 |
Un de mes amis avaient omis de payer des billets de stationnements qui se sont accumulés avec le temps.
Mais il n’y a pas que les billets qui se sont accumulés.
Un billet non payé entraîne de petites pénalités qui deviennent de plus en plus grosses.
Puis, il a déménagé dans une autre région du Québec en oubliant les contraventions. Lorsqu’il revient à Montréal, deux ans plus tard, ces fameux billets non payés, sont toujours impayés.
Mais voilà, qu’un huissier plus astucieux que les autres retrouve sa trace. À partir de là les choses se compliquent pour mon ami.
On lui réclame environ 560.00 beaux dollars.
Je suis en chômage, m’avoue-t-il, je ne peux pas me permettre de payer ce montant d’un seul coup.
Peut-on faire des arrangements de paiements avec ces gens-là, me demande-t-il. Je me propose d’aller rencontrer le huissier à sa place et de tâter le terrain. Une fois dans le bureau du huissier, ce dernier m’informe, qu’il a retrouvé d’autres billets impayés et que la facture est maintenant de 820$.
Et s’il n’a pas l’argent pour payer cette somme, demandais-je!
C’est la prison, fut sa réponse. À moins qu’il ne prenne des arrangements avec nous et qu’il les respecte.
J’étais heureux d’annoncer la bonne nouvelle à mon ami.
Nous prenons rendez-vous avec le huissier pour le mercredi suivant. Mais à la toute dernière minute, mon ami refuse de s’y rendre. Je crois que c’est un piège, une fois sur place, il m’embarque et hop en prison, mon bonhomme.
J’arrive à le convaincre en lui disant que j’ai pris une bonne partie de mes économies et que je suis en mesure de payer la moitié du montant exigé. Il n’aura qu’à faire des arrangements pour la balance.
Mais une fois sur place, on nous apprend que la facture vient d’augmenter de 380$, montant total à payer 1,200 douilles. On exige la moitié de la somme, sinon pas d’arrangements.
Direction Bordeaux, neuf jours.
C’est ce que mon ami craignait le plus, la prison…
Bof, 9 jours c’est vite passés et tu sauves 1,200$.
C’est ce que j’ai trouvé de mieux à dire pour l’encourager.
Ce n’est qu’à sa sortie que j’ai connu le reste de l’histoire.
Lorsque je suis arrivé, me dit-il, un gardien m’a dit : aimes-tu le poulet, aime ou aime pas c’est ça à midi. À mon arrivée, on m’avait remis une paire de pantalon trop grand et un chandail trop petit. J’avais la bedaine à l’air…
Après le dîner j’entre dans une salle, y a deux gars qui jouent au billard, avec une dizaine d’autres comme spectateurs.
Le plus costaud des deux, avec des gros bras tatoués, me regarde étrangement et s’approche de moi.
Dis-moi mon gros (c’est vrai qu’à l’époque , je faisais un peu d’embompoint) t’es nouveau icitte?
Je lui fais signe que oui.
Tu vas avoir du fun avec nous-autres, mon gros.
Puis il s’approche tout près de moi et à voix basse dans le creux de l'oreille, il me dit:
As-tu une grosse bite?
Les genoux m’ont fléchis…
Tout le monde est parti à rire … je me sentais ridicule.
T’as eu chaud mon gros, icitte ce qu'on appelle une bite, c’est la sentance…
Les neuf jours ont été vite passés, parce que j’avais une petite bite…
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