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| Y a des fois que... |
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Mardi le 02 décembre, 2003 |
Connu et reconnu...
Ça fait toujours plaisir d’être reconnu sur la rue ou dans les endroits publiques, de saluer ou de causer avec les gens. Mais j’avoue que certaines fois, j’ai vécu des situations assez cocasses.
Paul, regarde qui est là!
Étant en retard, je me précipite dans le métro le plus près. La rame de métro est déjà en place et sur le point de partir, je cours au premier guichet pour l’achat d’un billet. Je suis pressé. Le caissier me regarde et me tourne le dos aussitôt.
-Paul, regarde qui est là, le reconnais-tu ?
Paul, est occupé de l’autre coté à servir des clients.
-Paul, regarde-le comme il faut, c’est chose de la tv.
-Montre-z-y tes dents, y va te reconnaître.
J’ai plutôt serré les dents, car la rame de métro venait de partir sans moi...
Voyons donc!!!
J’entre dans un dépanneur, un jeune homme, casquette à l’envers, la main plongée dans un sac de chips me dévisage sans dire mot, et me suit du regard, dans mes déplacements.
J’arrive à la caisse, il se décide : Heye, j’peux-tu te poser une question?
-Bien sûr, laquelle?
-Toé-là, c’est-tu toé?
Allo... bébé!
Seul dans ma voiture, je monte la rue Fullum, en direction nord. Arrivé au coin de Sherbrooke, le feu est rouge, et je m’immobilise derrière une voiture occupée par deux femmes. Le feu de circulation est sur le point de passer au vert, lorsque soudainement, la conductrice jette un coup d’oeil à son rétroviseur et me reconnaît. Le feu est vert, elle ne bouge pas, moi non plus. Elle fait part de sa découverte à sa passagère qui se retourne brusquement pour me regarder. Mais voilà, qu’elle détache sa ceinture de sécurité, et se met à genoux en travers sur son siège. Le feu passe au rouge à nouveau. Pliée en deux sur son dossier, elle me semble fouiller sérieusement sur le siège arrière.
À ma grande stupéfaction, elle réapparaît, tenant à bout de bras, un bébé d’environ dix mois, qu’elle braque face à moi. J’essaie de lire sur ses lèvres...
-Regarde bébé, c’est un monsieur de la tv... Et le feu est repassé au rouge.
J’avais aussi, un peu le feu...
La preuve.
Depuis un certain temps, je traînais sur moi un chèque de 130$. J’arrête, un bon matin, au hasard , à une Caisse Populaire. La caisse est bondée de clients qui font la queue pour se rendre au guichet. Je fais la queue à mon tour tout en saluant, à gauche et à droite, les gens qui m’adressent la parole et me parlent de toutes sortes de sujets. Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. De temps à autre, une caissière me fait un sourire ou un petit signe de tête en guise de salutations. Après une bonne vingtaine de minutes, je me retrouve finalement au guichet, chèque en main.
-Bonjour, monsieur Béliveau, ça nous fait plaisir de vous voir à notre succursale. Au fait, notre directeur aimerait vous saluer et vous serrer la main.
-Certainement, lui dis-je, de mon plus grand sourire.
Le directeur s’amène la main tendue, mais, il y a cette fameuse vitre épaisse qui nous sépare. Du bout des pieds, et j’en fais autant de mon coté, il passe la main de justesse par le trou et nous échangeons joyeusement.
La caissière: Avez-vous un compte ici?
- Ben non, malheureusement .
- C’est un chèque de qui?
- C’est pas un gros montant vous savez, mais c’est un chèque de Télé-Métropole.
- Vous avez une pièce d'identité?
- Eh...bien non , je n’ai rien sur moi et c’est la raison pour la quelle je voulais échanger ce chèque pour avoir un peu d’argent sur moi aujourd’hui.
-Je suis désolée, je ne peux vous l’échanger sans pièce d’identité. Le directeur m’a regardé en haussant les épaules, en signe d approbation .
Le client derrière moi, témoin de la scène, m’a offert de me changer le chèque, et je l’ai invité à diner. |
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