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| Un jour à New-York... |
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Dimanche le 22 mai, 2005 |
Nos deux visiteurs ont pris place dans une voiture très futuriste. Il n’y a pas de volant. Monsieur Da appuie sur un bouton et la voiture se met en route. Façon de parler, car il n’y a pas de route, la voiture flotte à environ un mètre du sol, elle freine automatiquement pour laisser le passage à d’autres véhicules, contourne les obstacles qui apparaissent devant elle. La direction à suivre a été programmée à l’avance, Me Ferland dit que le véhicule roule environ quatre-vingts kilomètres heures. Les deux passagers n’ont pas assez de yeux pour contempler, la végétation, les maisons, les tours à logements et surtout ces bâtiments qui surgissent soudainement du sol, reposant sur une sorte de cylindre hydraulique. La voiture s’arrête doucement devant un arbre.
Voilà Me Ferland, vous allez descendre ici, patientez quelques instants, quelqu’un va venir vous chercher pour vous diriger au labo.
Pendant ce temps je vais continuer la visite des alentours pour votre jeune ami.
D’accord de dire Marcel Ferland en posant un pied sur le sol. Il regarde la portière glisser doucement sans bruit pour se refermer et le véhicule reprendre son chemin sans émettre aucun bruit.
Comment ce véhicule peut-il tenir à flotter de cette façon sans basculer d’un côté ou de l’autre, pense ce dernier. Et sans bruit en plus.
Tiens, je suis conscient que mes pieds touchent le sol, je foule une terre qui n’est pas sur la Terre, lorsque je raconterai ça aux amis, personne ne voudra me croire. Et cet arbre, il est plutôt curieux, l’écorce est en deux tons, on dirait qu’il est artificiel. Et ces feuilles, on dirait de la gélatine transparente, je n’ai jamais vu quelque chose de semblable.
Soudainement face à lui, il voit le sol se soulever pour laisser apparaître une espèce d’habitacle vitré, genre énorme cabine téléphonique, mais dont les parois sont retenues par un seul pilier central en métal reluisant. On m’envoie l’ascenseur, se dit-il en se dirigeant vers cette pièce qui vient d’apparaître. Et comment dois-je faire pour y entrer, je n’y vois pas de porte ou d’ouverture.
Me Ferland allonge le bras pour toucher la texture de ce qui lui paraît être de la vitre. A sa grande surprise, sa main traverse la surface sans aucune résistance de la paroi. Il y enfonce tout le bras et se décide à y passer tout le corps comme s’il traversait un mur rempli d’eau sans qu’une seule goûte ne s’échappe. Aussitôt entré dans cet habitacle, chacune des parois se colore d’une couleur pastel douce. Il ne ressent aucun mouvement de descente ou autre. Il a l’impression d’y être tout au plus une quinzaine de secondes lorsque les parois redeviennent à nouveau translucides. Devant lui à une dizaine de mètres une femme lui fait signe d’avancer.
Il fonce devant lui, mais sa tête heurte la paroi comme si elle était en verre. Étonné et un peu secoué, il lève les yeux vers cette femme qui lui fait signe de lever le bras d’abord en gardant la main tendue face à la paroi. Cette fois-ci, le manège fonctionne. Il regarde tout autour, tiens se dit-il, on dirait une mini place de l’Étoile souterraine, il n’y a que des corridors, seize corridors dont les murs sont semblables aux parois de l’ascenseur, tout en couleurs et chacun des couloirs arborant une couleur différente.
La femme tient dans sa main gauche un appareil. Elle s’approche de lui sans lui dire un mot et passe ses deux bras autour de sa taille pour lui accrocher cet appareil au niveau de la ceinture. Elle lui fait signe de placer la main droite sur la boucle de cette ceinture. Aussitôt il se sent soulevé du sol à environ un demi-mètre.
La femme lui fait signe à nouveau de placer cette fois-ci la pointe des doigts de chaque main face à face, toujours au niveau de la ceinture. Aussitôt il se sent partir vers l’avant. Il a l’impression d’avancer comme sur un tapis roulant, mais sans avoir à faire d’effort. Le corridor qu’il a emprunté diffuse une lumière d’un mauve très tendre. Il a parcouru environ cinq cent mètres lorsque les parois subtilement passent du mauve au fuchsia. De plus, un parfum doux et suave semble l’envelopper. L’appareil qui le transporte diminue son allure tout en se rapprochant du sol pour finalement s’immobiliser. Devant lui un mur gélatineux de couleur verte, lui cache la vue. Connaissant maintenant la consigne, Marcel Ferland tend d’abord le bras, main ouverte sur la paroi. Il voit et sent sa main transpercer ce mur qui lui paraît plus épais. Soudain il sent que quelqu’un lui a attrapé la main pour le tirer violemment à travers le mur.
Marcel… mon ami Marcel !
Renaud-Pierre !
Les deux hommes se sautent mutuellement dans les bras.
Renaud, de dire Marcel Ferland, je crois que le cœur va me sauter. C’est inimaginable, impensable, incroyable, y a pas de mot pour exprimer ce que je ressens de te voir devant moi en chair et en os et vivant. Dis-moi que je rêve ou que ce n’est que le fruit de mon imagination, c’est le moment le plus extraordinaire de ma vie.
Tu imagines Renaud-Pierre, depuis trente ans que je suis sans nouvelle de toi, que tu as été porté disparu que je m’étais finalement fait à l’idée que tu étais certainement décédé et là comme par magie, tu es bel et bien devant moi, puis-je m’asseoir, je crois que mes jambes vont me lâcher. J’ai les mains brûlantes, je me sens fiévreux tout à coup, j’ai le cœur qui veut me sortir de la poitrine, |
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