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| Un seul mot de trop... |
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Jeudi le 26 mai, 2005 |
Jean-Marc Parent
Si tu veux bien, Jean-Marc, nous allons regarder ensemble le montage final de ton gag à Surprise sur Prise.
- Tu regardes le tout attentivement, si tu trouves quelque chose qui te déplaît ou encore qui pourrait te desservir, tu me demandes d'arrêter et nous apporterons les corrections.
- Jean-Marc Parent regarde attentivement les images qui lui rappellent l'horreur des minutes angoissantes qu'il a vécu entouré de motards peu rassurants.
- J'aime mieux le regarder que le vivre à nouveau, mais quand je vois ces images, toutes les sensations vécues me reviennent. Jamais je n'aurais pensé que Barrette m'aurait fait un coup semblable. J'ai pas fini d'en entendre parler.
- C'est très bien, le montage est excellent, c'est tout à fait ce qui s'est passé.
- Donc, tu es d'accord à signer pour la diffusion du gag.
- Ouais, ouais, pis de toute façon je suis un peu pressé… Quoique j'aimerais ça le revoir une deuxième fois pour être bien sûr que tout est correct et que je ne dis pas de bêtises.
- Deuxième visionnement.
- C'est beau, c'est beau, où est-ce que je signe.
- Voudrais-tu le regarder une troisième fois avant de partir?
- Non, non, ça va, il faut que je parte au plus vite j'ai une grosse journée.
- À ta place Jean-Marc, je prendrais quand même le temps de regarder une troisième fois, car même après l'avoir visionné deux fois, je crois qu'il y a un endroit au milieu du gag où tu te mets les pieds dans les plats et ça pourrait te nuire vis-à-vis de ton commanditaire.
- Es-tu sérieux? J'n’ai pas vu ça.
- Ce n'est pas dans l'image, c'est dans les mots qui te sortent de la bouche comme une mitraillette.
- Il y a un endroit où tu parles contre ton commanditaire…
- Hein! Es-tu fou, où ça, j'n’ai pas vu ça.
- Je vais aller directement à cet endroit pour sauver du temps, et alors ?
- Je ne vois rien de répréhensible.
- Pas dans l'image Jean-Marc, dans le son, écoute bien ce que tu dis.
- Jean-Marc se prend la tête à deux mains.
- J'n’ai pas dit ça. Ça se peut pas. Heureusement que tu as mis le doigt dessus, car même après l'avoir vu deux fois, je ne m’en étais pas rendu compte.
- C'est vraiment professionnel et je te trouve ben correct, moi j'aurais signé ça tel quel.
- J'ai dit ça, mais je ne le pensais pas vraiment, tout ce que je voulais c'était de m'éviter davantage de troubles, j'ai dit ça pour sauver ma peau. Pis n'importe qui à ma place aurait fait de même.
- Encore là, j'ai erré quelque peu.
- Quoique moins dramatique que dans le cas de Jean-Pierre Ferland, Jean-Marc Parent ne s'est sûrement pas amusé. Négocier avec des motards qui vous reprochent la marque de moto que vous utilisez lui semblait absurde, mais l'éventualité de représailles physiques n'allait pas faire de lui un héros. Il était seul contre toute la bande.
- Avec le recul, je crois que nous aurions dû utiliser Michel Barrette qui était notre complice, pour jouer le rôle de Jean-Marc. Ce dernier aurait été simplement témoin d'une mauvaise aventure. Les motards auraient pu lui faire un tas de compliments pour le tenir à l'écart d'un stress personnel et il serait sûrement intervenu en faveur de Barrette pour lui éviter une raclée non méritée.
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