|
|
 |
 |
 |
|
 |
| Trop c'est trop! |
 |
| |
Vendredi le 27 mai, 2005 |
Il y a des jours…
J'ai pu oublier pendant une semaine la Commission Gomery et tous les bouffons qui y témoignent. Mais dès mon retour le cirque reprenait du service. Tout le monde attendait avec impatience le jeudi après-midi, le gouvernement Martin allait-il survivre?
Il a survécu et heureusement nous aussi.
Y a eu ce bonhomme déguisé en Spider Man grimpé dans la croix du Mont-Royal. L'autre sur le pont Jacques Cartier. Leur cause est sûrement juste et bonne et très défendable, mais à quoi ça rime toute cette presse qui se jette dans tous les sens pour nous apporter de la nouvelle.
Si la presse était moins présente et plus judicieuse dans le choix des vraies nouvelles, on sauverait là encore beaucoup d'argent inutilement dépensé.
À quoi ça servirait pour ce Spider Man de grimper la tour du Mont-Royal, si personne ne s'en occupait. Pas d'images télé, pas une ligne dans les journaux, pas de photos, évidemment.
En un mot, faudrait éliminer le superflu.
Un de mes amis, aujourd'hui décédé, avait obtenu un mandat en France pour éliminer le superflu d'une société qui avait trop d'employés par rapport au rendement de la compagnie.
Mon ami Jacques Whilemy avait des méthodes assez personnelles et particulières.
Un bon matin, il a réuni tous les employés, environ cinq cents, dans une grande salle.
- Mes chers amis, votre société éprouve de graves difficultés financières et on m'a engagé pour trouver des solutions.
J'offre donc une prime de départ généreuse a tous ceux et celles qui accepteront de quitter la société de plein gré.
Un seul accepta.
- Très bien, dit-il, j'ai étudié le dossier de chacun d'entre vous.
Vous êtes 500 employés et nous avons du travail que pour 300 d'entre vous. Je vais donc nommer 200 d'entre vous qui devrez dès demain vous présenter à un autre endroit. Il y eut quelques remous et protestations dans la salle.
- Au lieu de vous présenter ici, et pour ne pas changer vos habitudes, présentez-vous de l'autre côté de la rue.
Le lendemain matin Jacques attendait les 200 employés de l'autre côté de la rue. À l'entrée, on avait installé des cartes de poinçons.
- Mes amis, cette salle est votre nouveau milieu de travail. dans cette salle, il y a deux cents chaises portant chacune un numéro correspondant à chacun d'entre vous.
Comme personne ne veut démissionner et que le patron ne peut congédier personne, nous allons donc tous vous garder à rien faire.
- Il est strictement défendu de parler entre vous sur les heures de travail. Vous pourrez le faire pendant les périodes de pause qui sont demeurées les mêmes, de 10h00 à 10h20 le matin et de 15h00 à 15h20 l'après-midi. Ah, j'oubliais, la lecture n'est pas permise pendant les heures de travail. Vous n'avez rien à faire, alors faites-le bien.
À la fin de la première journée, 3 donnèrent leur démission.
Fin de la première semaine 52 autres démissions.
Fin de la deuxième semaine, il n'en restait que 71.
Fin de la quatrième semaine, il n'en restait qu'un seul.
Ce dernier, un coriace, endura le supplice pendant 7 semaines et 2 jours.
Combien de temps, croyez-vous que vous auriez personnellement supporté, en vous rappelant que vous ne pouvez supporter plus de 3 heures d'attente dans les salles d'urgence de nos hôpitaux!
|
La nouvelle méthode de golf révolutionnaire Golf ANTRAD Visitez le site http://www.golfantrad.com/
Vous voulez recevoir dans votre courriel une blague tous les jours? Cliquez ici!
|
|
|
|
|
|
Recherche dans
Marcel Béliveau
|
|
|
|
|
|
|
 |
|