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| J’aurais ben dû… |
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Mercredi le 28 février, 2007 |
J’aurais ben dû…
Qui n’a jamais dit ces mots ?
Mais hélas, il est trop tard.
J’ai toujours dit et répété que l’échec, c’est l’abandon. L’échec d’un projet ou de quoi que ce soit d’autre, est toujours le résultat d’un abandon.
Si vous abandonnez, rien ne va arriver par miracle.
Combien de vos rêves sont demeurés en plan ?
Pour quelles raisons, avez-vous abandonné ?
Alors qu’un dernier effort aurait peut-être…
À une époque suite à un rêve, je voulais construire un édifice en forme d’éléphant d’une vingtaine d’étages à l’entrée de la ville de Granby.
Pas à Montréal, Valleyfield ou ailleurs, non à Granby.
Début 70, le Zoo de Granby attirait plus d’un million de visiteurs chaque année. Y construire un éléphant me semblait l’endroit idéal.
Lorsque j’ai trouvé le fameux terrain pour construire l’Éléphant, je n’avais pas l’argent nécessaire pour en faire l’acquisition.
Lorsque j’ai eu trouvé l’argent et même plus, le terrain n’était plus disponible. Merde, j’ai abandonné le projet.
Début 90, j’ai eu l’idée de transformer un parc existant au centre de Montréal, coin Rachel et St-Laurent en un parc de lumières.
La surface, les bancs, les arbres, les estrades, les trottoirs, tout en lumière. Un spectacle de lumière éblouissant, c’est le cas de le dire, qui aurait même attiré les touristes de partout. Je voulais lui donner une renommée mondiale. Mais, J’ai abandonné…
Toujours à la même époque, l’hôtel le Château Champlain était à vendre. Je me suis vite retrouvé sur la liste des acheteurs éventuels.
Le Château Champlain comptait 36 étages. Prix demandé 17 millions.
Monsieur André Bérard, alors président de la Banque Nationale m’appuyait à 100%.
Je voulais transformer chacun des étages par un décor représentant autant de pays que d’étages disponibles.
À titre d’exemple, au 9ième, c’était le Kenya ou autre pays d’Afrique.
Au 11ième, le Japon et le personnel de l’étage était entièrement japonais. Le personnel de chacun des étages était originaire du pays choisi.
Serge Savard et ses associés ont offert un million de plus que moi.
J’ai abandonné.
Aujourd’hui avec le recul, je sais que j’aurais pu réussir ces trois projets, si seulement j’avais été un peu plus tenace, un peu plus persévérant. Heureusement pour moi, j’ai eu d’autres projets qui ont vu le jour et qui ont marché très fort.
Ai-je du regret aujourd’hui, oui et non.
Oui d’une certaine façon, uniquement parce que ces projets seraient toujours d’actualité de nos jours. Non, de l’autre côté car j’ai pu mettre d’autres projets de l’avant qui ont bien fonctionné.
N’avoir eu que ces trois projets, aujourd’hui je me dirais comme beaucoup d’autres : J’aurais ben dû…
La vie est faite pour réaliser ses rêves j’en conviens, mais pas nécessairement tous ses rêves.
La vie offre tout, mais ne donne rien…
Heureusement, j’ai encore des rêves…
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