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Ma mère pleurait... (suite) |
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Mercredi le 30 juin, 2004 |
Pour compprendre cette chronique, lire ma chronique d'hier, en cliquant sur les archives, dans le bas de la page.
-Alors Robert m'a dit: Qui est venu là? J'ai aperçu des jambes par la fenêtre de la cave et j'ai entendu des pas sur le plancher de la cuisine, juste au- dessus de ma tête. Qui est venu?
Je lui ai répondu, y a personne qui est venu, et tu peux faire le tour de chacune des pièces de la maison. Il est quand même allé jusqu'au salon et est retourné à sa cave en me disant, baptême, j'suis pas fou, j'ai entendu marcher...
-Quelques minutes auparavant, j'étais au salon, affirme ma mère. Je regardais l'émision du matin, et soudain, j'ai eu la sensation que quelqu'un venait de passer devant la porte du salon. J'ai n'ai vu personne, mais plutôt une impression d'avoir aperçu quelqu'un. J'ai fermé la télé, et me suis rendu à la cuisine.
Et là, à l'endroit où tu te trouves présentement, il y avait... ton père! Décédé de puis plus de trente ans. J'ai figé comme une statue. Il m'a regardé avec ses yeux bleus, il était souriant, et il m'a dit clairement : Arrête de t'en faire pour les enfants, leurs chemins sont déjà traçés, tout va s'arranger.
-Et toi, tu lui as dit quelque chose?
-Ouais, j'ai pas été ben fine, j'ai dit : Lucien, fais-moi jamais plus une peur pareille! Il a disparu aussitôt.
Ma mère m'a raconté cette visite inhabituelle avec beaucoup de conviction et de sincérité.
- Si ton père allait te rendre visite à toi, comme il m'a fait, est-ce que tu aurais peur?
-Honnêtement, probablement que je ferais un méchant saut, mais je ne vois pas pourquoi j'aurais peur de mon propre père.
J'étais sur le point de partir, lorsque Robert est revenu de la cave par la porte arrière.
- Salut Marcel! Est-ce ta première visite où est-ce que tu es venu plus tôt ce matin?
- Non. C'est ma première visite et je suis sur le point de partir car il me faut arriver à l'heure.
-Ça ferait un bon sujet pour ton émision avec Gaston Lepage, baptême, ma maison est hantée. Ta mère va dire que je suis fou, mais je te raconterai ça une prochaine fois.
J'ai quitté perplexe et incommodé par le récit de ma mère. Mais je n'ai pas porté de jugement sur une possible folie du moment ou une imagination trop débordante.
Une semaine plus tard, jour pour jour, j'arrive chez moi à St-Hilaire, un peu plus tard que d'habitude. Ma blonde, Sylvie me dit : je t'avais préparé un excellent souper, mais comme tu n'arrivais pas, je l'ai mis au frigo. Tu l'auras pour demain soir.
-De toutes façons, j'ai pas très faim, J'ai mangé tard sur la fin de l'après-midi. je suis épûisé et je dois me lever très tôt demain. À dix heures maximum, je suis couché.
Je dormais comme une roche au fond de l'eau. On aurait tiré du révolver ou faire partir des fusées de feux d'artifices depuis ma chambre, rien n'aurait pu me réveiller. Mais voilà, au beau milieu de la nuit, au plus profond de mon sommeil, je sens qu'il y a quelque chose qui me dérange.
Je sens au milieu de l'avant bras gauche la présence bien distincte d'un souffle tiède. Le souffle est persistant et doux et lentement il m'amène à me réveiller.
Je suis éveillé mais je n'ai pas ouvert un oeil, je prends le temps de bien sentir ce souffle, je me parle tout seul mais n'ose toujours pas ouvrir les yeux.
Ce qui m'intrigue au plus haut point, c'est que le souffle me touche le bras dans un cercle parfait, de la grandeur d'une pièce de deux dollars.
Je me résonne, si la fenêtre est ouverte, le vent pourrait aussi me souffler sur le bras, mais jamais à un endroit précis en respectant un cercle parfait. Qui ou quoi peut bien me souffler à cet endroit précis. Je décide d'ouvrir d'abord un oeil, le droit, car s'il y a quelqu'un près de moi, il ne pourra pas s'apercevoir que je l'ai à peine entr'ouvert. Je ne vois personne, alors j'ouvre l'autre oeil, le souffle s'arrête.
Je m'assois sur le rebord du lit, jette un coup d'oeil à la fenêtre qui est bel et bien fermée. Je me lève et va jeter un coup d'oeil dans les chambres respectives de mes deux filles, rien d'anormal, je retourne me coucher et je reprends ma position. Le souffle recommence, doux et tiède et toujours sous la forme d'un cercle parfait. je me suis réendormi sans me poser d'autres questions.
Le lendemain matin au petit déjeuner, Sylvie me dit : Hier soir, alors que je t'attendais, il m'est arrivé quelque chose de bizarre. J'étais debout appuyée au mur, lorsque soudainement quelqu'un ou quelque chose m'a soufflé dans le cou. Je me suis aussitôt retournée, bien sûr il n'y avait personne. Comment aurait-on pu se glisser derrière moi lorsque je suis appuyée au mur. |
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