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| Un instant ...le comique! |
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Mardi le 31 octobre, 2006 |
Le Journal de Montréal, tout comme La Presse d’ailleurs, faisait une manchette d’un évènement très anodin.
Marcel Béliveau piège Éric Salvail à l’émission On n’a pas toute la soirée.
Je ne peux prendre le crédit de quelque chose que je n’ai pas fait.
Je n’ai piégé personne.
Lorsque la recherchiste de l’émission m’a téléphoné, pour m’inviter à titre de participant à On n’a pas toute la soirée, c’était selon elle, pour souligner les émissions populaires qui ont marqué les années quatre-vingts. Surprise sur Prise en faisait parti.
Mais ce n’était pas diffusé à TVA, mais bien à TQS.
Si on avait fouillé un peu mieux les archives de Télé-Métropole, devenu TVA, on se serait rendu compte que j’avais co-animé avec Gaston Lepage une émission fort populaire à l’époque, Un Monde en Folie. L’émission occupa la tête des cotes d’écoute durant les années 82-83 et 83-84.
Je reviens à la recherchiste d’Éric Salvail qui me dit, qu'on aimerait profiter de mon passage à l’émission pour faire une blague à Éric. Elle me raconte la mise en scène imaginée par leur équipe de scripteurs.
- Qu’en pensez-vous, me dit-elle.
- Je trouve ça plus dramatique que drôle, fut ma réponse. Ce n’est pas un gag!
L’idée de base, au cas vous n’auriez pas vu l’émission de Salvail, (y avait aussi le Gala de l’Adisq diffusé en même temps) (sans oublier Loft Story à TQS) l’idée était qu’au moment où Éric Salvail me présentait à son public, d’abord en studio et aussi à ses téléspectateurs, un faux Marcel Béliveau, rôle tenu par un cascadeur professionnel, déboulait un escalier d’une vingtaine de marches pour atterrir en pleine face aux pieds d’Éric Salvail.
Dans les règlements que j’avais imposé aux scripteurs et réalisateurs de Surprise sur Prise, il était formellement interdit d’utiliser un événement dramatique pour en faire un élément drôle par la suite.
Imaginons un instant, pour bien faire comprendre mon point de vue, qu’Éric Salvail aurait décidé de faire connaître sa mère en l’invitant à son émission.
Mesdames et Messieurs, j’aimerais vous présenter la personne qui m’est le plus cher au monde, celle à qui je dois la vie… ma mère.
Et la bonne femme déboule les vingt marches sans s’arrêter…
Elle se relève, fiou, ce n’est pas sa mère, mais une cascadeuse.
Bien sûr qu’il va rire, il va rire de soulagement, et non parce qu’il a trouvé ça drôle.
Et lorsque l’on fait des gags, le but premier est d’amuser et de faire rire…
Je ne suis pas l’auteur de ce supposé gag! |
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