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Jonquière, me revoici Son programme |
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Vendredi le 10 novembre, 2006 |
ÉPILOGUE 2 Jonquière, Bouchard et Chartrand
Jonquière, me revoici
Le 2 novembre 1998, après avoir été fortement sollicité par des membres du Rassemblement pour une alternative politique, le RAP, et plusieurs travailleurs et militants syndiqués de Jonquière, Michel Chartrand annonce qu’il sera candidat aux prochaines élections générales du Québec dans le comté de Jonquière, le comté du premier ministre Lucien Bouchard. Quarante ans après s’être présenté dans le comté de Lapointe (Arvida) comme candidat du Parti social démocratique (PSD), et être arrivé bon deuxième derrière le libéral Augustin Brassard, il ne craint pas la bataille et revient dans l’arène politique, malgré ses 81 ans, en annonçant fièrement ses couleurs: défendre les plus démunis de la société, les victimes des politiques néo-libérales.
Son programme
Michel Chartrand dévoile son programme, que certains trouvent utopique:
Je serai le porte parole du RAP (le Rassemblement pour une alternative politique), clame-t-il. Je ferai connaître les revendications du peuple, je parlerai au nom des jeunes, des travailleurs et des familles monoparentales qui souffrent de la pauvreté… Je dirai à mon adversaire [Lucien Bouchard] que tout le monde est inquiet. Il y a un million de pauvres au Québec, il faut éradiquer la pauvreté. Tout le monde a le droit de manger, après on fera de la philosophie. Il va falloir travailler. Je ne vais pas en politique seulement pour me crêper le chignon. Je ne veux pas sacrer pour rien. Il va falloir qu’on m’appuie et qu’on travaille le comté pour gagner l’élection. Une fois élu, je vais m’acheter une maison à Jonquière et siéger à l’Assemblée nationale où je parlerai au nom du peuple.
Pour Michel Venne, du Devoir, la candidature de Chartrand
traduit la désaffection d’une certaine gauche québécoise envers le PQ. […] La colère de la gauche s’exprimerait plus durement encore si les syndicats et les groupes communautaires n’avaient pas le sentiment que ce serait pire avec un gouvernement du Parti libéral, dont un des candidats-vedettes, François Macerola, disait lors de sa présentation au public, qu’il n’est «plus capable d’entendre le mot compassion ».
Ce à quoi Chartrand riposte:
Ce mot sonne faux dans la bouche de Lulu. Connaît-il vraiment la signification de ce mot? Ce mot vient du latin et veut dire «souffrir ensemble».
Le Quotidien de Chicoutimi affirme pour sa part:
Les médias [qui sont les premiers à l’admettre] accordent plus d’importance à la candidature de Michel Chartrand dans Jonquière qu’aux péripéties entourant les visites répétées de Jean Rochon dans le comté de son patron. Bouchard pourrait voir sa majorité en souffrir. |
Fernand Foisy a écrit quatres livres sur Michel Chartrand.
Le premier: Michel Chartrand - Les dires d'un homme de parole
Le deuxième: Michel Chartrand - Les voies d'un homme de parole.(1916-1967)
Le troisième : « Sacré Chartrand » (101 « best of » Michel Chartrand ) publié en 2002
Le quatrième : Michel Chartrand - La colère du juste (1968-2003)
Les quatre chez Lanctôt-Éditeur, http://www.lanctotediteur.qc.ca/
Visiter le site: http://www.michelchartrand.net
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