Témoignages
«Une des choses qui m’a toujours impressionné chez Michel, c’est la constance de sa pensée. Probablement qu’il y a bien du monde qui vont te dire ça. Le Michel que j’ai connu en 1957, c’est le Michel d’aujourd’hui. Tu peux reconnaître ses opinions, c’est toujours la même ligne. Le fait de respecter sa parole, cette droiture-là, ça c’est constant chez lui. C’est ce qui en fait un bonhomme si fascinant malgré tous les reproches qu’on pourrait lui faire.»
«Malgré tout, il y a une chose fondamentale, c’est que Michel n’a jamais trahi la classe ouvrière. Et ça, compte-les sur tes doigts, ceux dont tu peux dire ça. Moi, je n’en connais pas d’autre. Il n’a jamais, jamais, jamais lâché et nomme-moi n’importe qui que tu connais, ils l’ont tous lâché à un moment donné.»
• CONTEMPLATIF
«C’est quasiment incroyable, mais Michel est probablement un contemplatif déguisé. C’est un homme qui non seulement réfléchit mais médite.»
• CONTRADICTION
«Il y a peut-être une contradiction entre son caractère et son idéal démocrate.»
«Michel, dans ses contrastes, est un grand parleur et un grand muet. À l’occasion, il fait le vide autour de lui.»
«Michel aimait s’entourer d’universitaires et d’intellectuels en même temps qu’il pouvait les mépriser comme tribun. Ça fait partie du paradoxe de l’homme.»
«C’est un homme multiple, contradictoire, touffu avec toutes sortes de dimensions et beaucoup de profondeur.»
• CULTURE
«Il a la culture d’un homme d’action, d’un gars sensible quand il voit, quand il entend, au sens très large du terme. C’est la seule culture que je reconnais. La culture des intellectuels, ça vaut ce que ça vaut. C’est valable, je ne veux pas la mépriser, mais ce n’est pas la seule.»
• DÉMOCRATE
«C’est très fréquent que les plus grands démocrates aient des comportements autoritaires difficilement en accord avec leurs principes.»
• DISCIPLINE
«Pour survivre dans le monde où a vécu Michel Chartrand, avec les prescriptions qu’il s’est données, il fallait être dur pour soi-même, il fallait être discipliné, il fallait s’accepter soi-même, il fallait accepter de travailler dans une société mal orientée, ne pas se livrer au désespoir, ni au défaitisme. C’était une tentation de tous les moments tellement la démonstration était forte que la société ne voulait pas des solutions qu’il proposait. Il allait de l’avant quand même. Ça, il faut être dur pour faire ça. Les mous s’effondrent.» |