C'est grâce au mouvement syndical que la condition des patients s'est améliorée dans les hôpitaux. À St-Jean-de-Dieu en particulier. Au Conseil central, il y a 5, 10 et 15 ans, nous avons clamé contre le scandale de St-Jean-de-Dieu à Montréal comme d'autres le faisaient pour St-Michel-Archange à Québec, ou les autres dans la Beauce et ainsi de suite dans des hôpitaux où il n'y avait même pas de psychiatres ou d'infirmières psychiatriques. À St-Jean de Dieu, il y avait un roulement de main-d'oeuvre de 50 %. Dans les autres hôpitaux, cela variait entre 35 et 40 %. Il n'y avait personne de compétent là-dedans. J'ai négocié à Saint-Jean de Dieu où les médecins avaient 300 patients à voir par jour. Ça ne scandalisait pas les avocats qui étaient à Québec, ça ne scandalisait pas le corps médical, ni l'ensemble de la population. Quand une femme rentrait à St-Jean de Dieu pour une dépression nerveuse, elle y mourait.
Ce sont les travailleurs syndiqués de la cuisine, de la buanderie, de l'entretien et les infirmières qui ont changé les conditions des patients dans les hôpitaux. Aujourd'hui, on va avoir honte?