Uniprix, ça fait du bien
 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
Départ de la CTCC
Charbonneau et le «cheuf».
 

Dimanche le 29 octobre, 2006


CHAPITRE DOUZE
Départ de la CTCC



Lorsque Gérard Picard décide de quitter la CTCC, Michel Chartrand perd son protecteur et ami au sein de cette centrale et il sent qu’il devrait partir lui aussi. Les deux hommes en parlent lucidement. Ce qu’on reproche surtout à Michel, c’est sa trop grande implication dans un parti politique, alors qu’il est payé par le syndicat pour mener des combats d’un autre ordre…

Le temps finira par arranger les choses. Entre-temps, Michel n’a pas d’autre choix que de s’impliquer encore davantage en politique, tout en recevant des prestations d’assurance-chômage.

Des amis, il en possède un peu partout au Québec. Roger Bédard, conseiller syndical des Métallos à Val-d’Or, est de ceux-là. Avec d’autres militants du PSD, il met sur pied un comité pour venir en aide à la famille Chartrand, le Club des 100. On veut trouver 100 personnes qui verseront 100$ chacune. Cet argent sera envoyé à Michel, sur une base hebdomadaire, pour lui permettre de faire vivre sa famille et pour le soutenir dans ses tâches de formation politique. Cette chaîne d’entraide fonctionnera plus ou moins bien et il devra songer à trouver un revenu plus stable et sécuritaire.

Entre-temps, il se présente comme candidat de son parti à une élection partielle au Lac-Saint-Jean. Même s’il récolte 3286 votes, il est battu par le candidat de l’Union nationale qui lui en récolte 8489. Selon certains, n’eût été la trahison de la Ligue d’action civique avec laquelle il y avait eu une entente, le PSD aurait pu avoir un représentant au Parlement de Québec.

Michel Chartrand décide alors de revenir à son premier métier, l’imprimerie. Il travaille comme typographe pour différentes imprimeries de Montréal. Un jour, l’occasion d’acquérir sa propre imprimerie se présente.

Gisèle Bergeron et son mari Pierre Lebeuf — réalisateur à Radio-Canada — sont propriétaires de l’Imprimerie Scripto, qui, à la suite d’une plainte de la compagnie de crayons du même nom, deviendra l’Imprimerie Cripto. Chartrand se joint à eux et on s’installe au 1405, rue Beaudry, à Montréal, juste à côté des locaux du PSD. Par la suite, les Bergeron-Lebeuf lui vendent leurs parts et il déménage ses pénates rue Saint-François-Xavier, dans le Vieux Montréal. Thérèse Desforges l’assistera dorénavant dans ses travaux.

Charbonneau et le «cheuf»

Le 7 septembre 1959, pendant le long congé de la Fête du Travail, Maurice Duplessis meurt à Schefferville, terrassé par une hémorragie cérébrale. Quelques semaines plus tard, le 20 novembre 1959, comme s’il avait attendu que le «cheuf» disparaisse pour faire comme lui, Mgr Joseph Charbonneau, exilé à Vancouver depuis 1952, décède à son tour. Le monde syndical est bouleversé par cette nouvelle.
On s’en souviendra, Mgr Joseph Charbonneau avait appuyé, sans équivoque, les grévistes de l’amiante en ordonnant des quêtes publiques, à la porte des églises. Marcel Pepin, dans la biographie rédigée par Jacques Keable, décrit la situation comme suit:

À la suite de ça [la grève à Asbestos], Duplessis a chargé Albiny Paquette, le ministre de la Santé, et Antonio Barrette, le ministre du Travail, d’aller porter à Rome un texte écrit par un nommé Custos2. C’était une attaque à fond de train contre les syndicats! Custos, c’était, semble-t-il, le père Émile Bouvier. «Custos» ça veut dire gardien, cerbère, gardien de la foi. C’est comme ça probablement que Charbonneau a sauté. Picard, qui était président de la CTCC, est allé à Rome, lui aussi, pour tenter de contrecarrer ça, mais les portes lui sont restées fermées. Il n’a pu voir personne.

Pour Michel Chartrand, catholique pratiquant, cette mort dans l’oubli le plus total constitue une injustice flagrante, et il commence à s’interroger de plus en plus sur le véritable sens du catholicisme.

La période de la «grande noirceur» est terminée. Bienvenue à la Révolution tranquille! En juin 1960, à la suite d’élections générales, les libéraux de Jean Lesage sont portés au pouvoir. Quelques années plus tard, en 1963, Michel Chartrand fondera, avec d’autres militants, le Parti socialiste du Québec, consacrant ainsi la rupture avec le NPD.
Fernand Foisy a écrit quatres livres sur Michel Chartrand.
Le premier: Michel Chartrand - Les dires d'un homme de parole
Le deuxième: Michel Chartrand - Les voies d'un homme de parole.(1916-1967)
Le troisième : « Sacré Chartrand » (101 « best of » Michel Chartrand ) publié en 2002
Le quatrième : Michel Chartrand - La colère du juste (1968-2003)
Les quatre chez Lanctôt-Éditeur, http://www.lanctotediteur.qc.ca/
Visiter le site: http://www.michelchartrand.net
 
Imprimez ce
texte
Envoyez ce texte
a un ami
Ecrivez-moi
Archives
 
Recherche dans
Michel Chartrand
recettes
Recette :
Vin :
 

Lignée du jour
 
 
 
Goyub Massage Demandes Trouver Photo Code Photos Internet service provider Maison Voyage Vacance Restaurant Auto Chalet Billet Bague Tps Perle Perles Hex Partition Key Swarovski perle Perles Crack VTT Voiture Voilier Video Vente Terrain Systeme Spectacle Serveur Securite Scooter Satellite Restaurant Public Professionnel Piece Outil Musique Musicien Motos Mobilier Massage Mariage Piece auto usagee PIECE DE MOTO Blanchiment des dents Plan de maison Top-euro Annonces Annonces europe Alarme Maison Logiciel Logement Location Jeux Internet Homme Gratuit Golf Formation Ferme Femme Elevage Construction Condo Concours Commerce Colocataire Coiffure Chignon Chien Cheval Chat Chasse Chalet Camion Bureau Bois Bateau Autocad Auto Audio Article Argent Appartement Annonce Animaux Alimentation
Toutes nos chroniques

Retour à Planète Québec

C O U R R I E R - É L E C T R O N I Q U E
[ Rédacteur en chef | Chef de pupitre ]


Politique de confidentialité

Copyright © 2006 - Planète Québec inc. Tous droits réservés.