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| À Richelieu, la vie près de la rivière |
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Lundi le 06 novembre, 2006 |
CHAPITRE DOUZE États généraux du Canada français 1967
Des nationalistes et des indépendantistes de différentes tendances décident de donner suite aux assises préliminaires de novembre et ils convoquent les États généraux du Canada français, qui se tiendront du 23 au 26 novembre 1967 à Montréal. On y invite tous les organismes intéressés de près ou de loin à la question nationale du Québec. Jacques-Yvan Morin, professeur en droit international à l‘Université de Montréal et futur ministre sous René Lévesque en 1976, préside les rencontres.
Rosaire Morin, travailleur acharné et ardent défenseur du nationalisme québécois, est un membre actif du comité organisateur. Plus de 2000 personnes se regroupent à la Place des Arts, à Montréal, dont 1575 délégués des comtés du Québec, 167 représentants de diverses associations, 364 délégués des Canadiens français hors Québec et 436 observateurs.
La CSN, sous la présidence de Marcel Pepin, n’a pas cru bon de déléguer des représentants. Michel Chartrand se présente à la tête d’un groupe de plus de 25 délégués du comté de Rouville. Avec sa fougue habituelle, il fera plusieurs interventions, entre autres aux ateliers portant sur le statut de la langue française. Plus tard, il continuera à défendre cette question à la CSN et au Mouvement Québec français en 1969, en compagnie du secrétaire général de la FTQ, Fernand Daoust. Son opposition au bill 63, en 1969, lui vaudra une accusation de sédition déposée par le ministre de la Justice du temps, Rémi Paul, reconnu pour ses penchants fascistes durant la Deuxième Guerre mondiale. Les travaux des État généraux auront des répercussions dans toute la société québécoise.
L’assemblée générale des États généraux propose une résolution proclamant le droit à l’autodétermination du peuple québécois. Cette résolution recueille 98% des voix chez les délégués québécois, 52% chez les Acadiens, 35% chez les Franco-Ontariens et 30% chez les délégués de l’Ouest du Canada.
À Richelieu, la vie près de la rivière
À la fin de 1966, Simonne et Michel Chartrand décident de quitter la banlieue immédiate de Montréal. Les travaux d’aménagement du site d’EXPO 67 et la construction de la station de métro et de tours à bureaux à Longueuil font que cette ville perd son charme d’antan. Le couple achète une très vieille maison de ferme sur la première rue du village à Richelieu, face à la rivière du même nom, avec vue sur les chutes, les cascades, le bassin et le fort de Chambly. Après de coûteux travaux de rénovation, Michel et Simonne y emménagent avec Madeleine et Dominique, âgés respectivement de 13 et 12 ans, leurs petits derniers. Ils pendent la crémaillère le 17 février et célèbrent par la même occasion leur vingt-cinquième anniversaire de mariage.
Au mois de mai, Gilles Vigneault donne un récital à EXPO 67. Il invite son père, Willie, et sa mère, Marie, à faire le voyage de Natashquan (sur la Côte-Nord du Québec) à Montréal, en avion. Willie Vigneault n’est pas très chaud à l’idée de se rendre dans la métropole et Simonne doit l’en convaincre. Les Chartrand leur offrent l’hospitalité. Le site, sur les bords du Richelieu, a tout pour plaire à ces insulaires que sont les habitants du village de Natashquan (non encore relié par route au reste de la province).
Michel Chartrand et Willie Vigneault ont de grandes discussions accompagnées de rhum cubain et de «larmes de l’enfer», un alcool maison que Willie traîne toujours précieusement avec lui.
(Si jamais l’occasion se présente, demandez au Dr Roch Banville, de la FATA, un ami intime de Michel Chartrand, de vous parler des bienfaits des «larmes de l’enfer», lui qui a eu le privilège de détenir la dernière bouteille fabriquée par Willie Vigneault. Vous entendrez alors un digne représentant du corps médical vanter les vertus de l’alcool domestique de M. Vigneault père.) |
Fernand Foisy a écrit quatres livres sur Michel Chartrand.
Le premier: Michel Chartrand - Les dires d'un homme de parole
Le deuxième: Michel Chartrand - Les voies d'un homme de parole.(1916-1967)
Le troisième : « Sacré Chartrand » (101 « best of » Michel Chartrand ) publié en 2002
Le quatrième : Michel Chartrand - La colère du juste (1968-2003)
Les quatre chez Lanctôt-Éditeur, http://www.lanctotediteur.qc.ca/
Visiter le site: http://www.michelchartrand.net
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