Vendredi le 10 octobre, 2003 |
T’as peut-être raison quand tu prédis que TQS va casser la baraque avec son Loft Story. Mais je n’y risquerais pas ma chemise. Je vais même te confier qu’un velours me traverserait l’échine advenant un audimètre mitigé pour la cagnotte des promoteurs gravitant autour et avec le papa de Véro.
On entend et on fait lecture des propos et commentaires d’une ribambelle de chevaliers supposément branchés et songés qui, à partir de leur tribune, dénoncent le voyeurisme collectif de la real-tv en exprimant la nausée que leur inspire le bataclan médiatique excessif qui nous invite à joindre la parade.
Haro sur ces intellos frustrés! Si le monde aime ça, ben cliss (c’était le patois du père Péladeau que tu as magistralement confondu-du-du sur la route menant à Ste-Marguerite) faut le leur servir sur un plateau peinturé doré.
Mais où est l’effort créatif Marcel? Te souviens-tu d’une émission (pas intello pour 5 cennes) qui défonçait les cotes d’écoute dans les années 80? Ça s’appelait Surprise sur Prise. Je suivais la meute, ne manquant aucune des facéties concoctées par l’équipe que dirigeait un fou furieux original et allumé.
Autre temps, autre mœurs. Copie conforme d’un concept d’outre-mer qui a fait patate à sa deuxième livraison, Loft Story Québec alimentera les conversations dans les chaumières. Mais bordel, me semble qu’avec cette montagne de fric, on aurait pu faire tripper la province avec du stock original, sauce populaire tant que tu voudras, mais sans cette facilité désolante.
Money talks, I know ! Mais tu savais la faire chanter. T’en souviens-tu ?
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