Dimanche le 10 septembre, 2000 |
Le Centre Molson commence à vibrer vers 21 heures. Les préliminaires sont choses du passé. Après les combats 4 rounds, on a pu voir ce cher et grassouillet Alex en avoir plein les bras avec un jambon de Colombie. Victoire décisive de l'étranger, transformée en défaite par des juges partiaux que nous avons hués frénétiquement.
Puis une belle bagarre entre Léonard Dorin et un Guyannais qui n'est pas venu ici pour se coucher. Gary St-Clair a livré 10 belles rondes de boxe au favori local et peut fièrement encaisser son chèque.
La température qui, soudainement, monte de 10 degrés. Dave et Stéphane. Le bloke et le frog. The Irish and the Pea Soup ! Cette belle gang de malades (nous étions plus de 18,000) qui commencent à frissonner. L'atmosphère d'un
gala de boxe (digne de ce nom) est tout simplement formidable. Rien à voir avec le public qui vient bâiller devant les prouesses (!!!) du Bleu-Blanc-Rouge. Ça crie, ça gueule, ça tape du pied et des mains, ça siffle. Bref, le gros nerf.
Musique. Follow spots. Très majoritairement, la foule appuie Stéphane. Malgré les deux défaites précédentes, il nous chavire encore le coeur. Et pendant les dix furieuses rondes qui vont suivre, on a tous craint que Dave ne sorte son crochet meurtrier. On a tous serré les coudes pour lui protéger les côtes et on a tous levé la garde pour parer les jabs. Quand on a enfin réalisé qu'il était vraiment le meilleur boxeur et que le vieux Dave ne pouvait plus atteindre son moral, on a jubilé.
Cette immense joie, nettement perceptible dans les trois derniers rounds, me rappelait les crises de bonheur que déclenchait Guy Lafleur dans la vieille enceinte du Forum. Quand une foule crie son amour à un athlète,c'est très émouvant. Après ça, Arturo pouvait bien se faire ouvrir les arcades, j'en avais déjà eu pour mon argent. Merci Stéphane. |
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