Mardi le 10 septembre, 2002 |
Le Forum – oups ! pardon, le Centre Molson – oups ! pardon, le Centre Bell n’affichait pas complet pour ce gala de boxe de vendredi soir dernier. Environ une dizaine de milliers de spectateurs se sont présentés pour observer LEUR champion international des super-welters de la WBC.
De nombreuses places libres, ce qui nous a permis un déplacement facile de nos sièges payés $45 vers une section plus confortable exigeant un déboursé de $100. Une belle économie pour la bande des sept.
Désavantage de cette foule moyenne : la musique d’un DJ demeuré (de CKMF je crois) résonnait beaucoup trop fort dans l’enceinte et, malgré les contorsions de quelques meneuses de claques des Alouettes, l’emballage-spectacle du groupe Interbox fait toujours broche-à-foin.
Alex Hilton et son bon ami Alain Bonamie (je sais, elle était facile !) nous ont offert une belle prestation. Pas d’économie d’énergie dans cette séance de tapochage à la qui-mieux-mieux qui a permis la victoire de Bonamie, nettement plus en forme que ce cher Alex qui devra penser sérieusement à se trouver un autre gagne-pain.
Ne parlons pas de Jean-François Bergeron à qui Interbox offre toujours des jambonneaux pour engraisser sa fiche intacte. A gagner sans péril, on triomphe sans gloire et les huées bien senties de la foule sont venus confirmer l’adage.
Le type s’appelait Omar Sheika. L’an dernier à Las Vegas, il a littéralement pulvérisé Stéphane Ouellette en moins de deux rounds. Il est arrivé à Montréal en conquérant, se moquant des récentes victoires d’Éric Lucas. Malgré la présence d’Allah dans son coin, monsieur Omar s’est empêtré dans la cage du champion de Sainte-Julie.
Sérieusement, Lucas a remporté un minimum de neuf rondes, n’en laissant filer qu’une et annulant les deux autres. Les scores des juges (un Coréen, un Mexicain et un Phillipin) ont clairement ratifié cette évaluation.
Le réputé cogneur qu’est Sheika n’a vraiment pas inquiété Éric Lucas. Le calme, les jabs incisifs et l’esquive exceptionnelle du québécois ont fait l’ouvrage. Le bonhomme s’améliore à chaque combat et commence à réaliser pleinement que le champion, ben …. c’est lui.
Mon ami Yussef de Mascouche, malgré ses origines maghrébines et la sévère défaite de son compatrionte, a bien apprécié cette première expérience de boxe en direct. Je l'ai même surpris à pousser quelques cris jouissifs quand Lucas mitraillait le portrait de Sheika.
Mon pote Stéphane, qui a connu Éric Lucas dès son enfance, ne pouvait recevoir meilleur cadeau d’anniversaire. Il tente toujours d’évacuer les nombreuses pintes de houblon offertes pour souligner l’événement.
La boxe, c'est de l'hommerie disent les bien-pensants. Mais l'hommerie n'est pas forcément connerie. J'en suis même certain après cette brillante démonstration d'Éric Lucas.
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