Mercredi le 11 janvier, 2006 |
Caroline Provencher ne l’a pas eu tout cuit dans le bec. Avec son chum Jason Stanton, un authentique anglo de Toronto, elle a bossé le jour et même la nuit pour réussir à implanter son étal d'olives divinement farcies sur le plancher du Marché Jean-Talon. Approchez que je vous raconte...
Caroline, c’est la fille d’Uparathi, ma collègue cinéphile et maître-sexe (!!!) que vous lisez quotidiennement sur le site Planète Québec. Est-ce le résultat d’une prouesse athlétique ? Toujours- est-il que bébé-Caroline voyait le jour en 1976, l’année des Olympiques à Montréal.
Dès le début de l’école primaire, la jeune fille attrape la bougeotte en alternant chaque année entre Québec chez Maman ou Montréal chez Papa. Modernité parentale oblige. Après un secondaire sans histoire, Caroline Provencher complète un DEC en sciences administratives au collège Montmorency et s’en va célébrer le tout pendant une année chez une tante en...Floride.
Après cette année de farniente, Caroline attaque l’université Laval dans le gros Village. Divers essais dans diverses branches, notamment la Psycho et les Communications, pour finalement décrocher un bac en Consommation fortement axé sur ce que veut la clientèle et non sur ce qu’on veut lui vendre.
C’est lors d’un séjour à Toronto que Caroline fait la rencontre de Jason Stanton qui œuvre en cinéma comme responsable des effets spéciaux. Il en produit tout un sur miss Provencher... Parallèlement à sa carrière au cinéma, Jason complète ses revenus chez Sheffers Déli, une sommité dans la Ville-Reine. Et voilà, c’est parti : pourquoi ne pas faire connaître aux montréalais les trésors de l’olivier ?
2003 = une année folle. Arrivés à Montréal, Jason et Caroline se mettent à la tâche. Étudier le marché, trouver les locaux, développer les contacts avec les fournisseurs. Le Marché Jean-Talon est ciblé mais il n’y a pas de place disponible. Qu’à cela ne tienne, ils y installent un étal de fortune en marge des autres commerçants qui les tolèrent. On vend le jour, on farci les olives la nuit et on court acheter tout ça chaque lundi à Toronto. Fiou !
2004 = une année de consolidation. Une meilleure planification, la découverte de fournisseurs locaux (enfin!) et le feu vert du Marché Jean-Talon qui vient de s’agrandir. L’achat du frigo neuf, des comptoirs appropriés et l’inauguration officielle du Petit Olivier a lieu en novembre.
Les présentoirs vous feront saliver. Les olives vertes sont farcies d’anchois, de légumes piquants, d’amandes, d’ail rôti ou de fromage bleu. Les olives noires reçoivent le feta, le poivron, le chèvre ou le fromage bleu (infernal!). On y trouve aussi des poivrons farcis, des cherry bombs. Et pour les cochons, des trempettes aux artichauts, babaganouch, homos, poivron, tapenade et tzatzikis. Des feuilles de vignes et des huiles dépareillées vendues en vrac.
Lors de ma visite au Petit Olivier, j’y a fait la rencontre spéciale d’un personnage du Marché Jean-Talon : la petite Émilie, à peine 10 ans, que la plupart des marchands connaissent et qui donne son coup de pouce à gauche et à droite. Ce matin-là, elle est venue aider Caroline. J’y ai perçu comme une Gavroche des temps modernes. Éminemment sympathique.
Pour les épicuriens de l’Ile de Laval et des environs, Caroline et Jason ont ouvert une nouvelle boutique du Petit Olivier au 1726 du boulevard des Laurentides à Vimont.
En rafales . . .
Cinéma ou télé : elle aime bien Disney et... les Simpsons
Musique : indécision totale, elle en aime trop
Elle rage : devant l’incompétence
Le plaisir ? la bouffe, bien entendu
Sport pratiqué : elle se débrouille assez bien en roller blade
Un autre métier : elle se verrait bien en gestion ressources humaines
 Caroline et la petite Émilie, la Gavroche du Marché Jean-Talon
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