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Après le cochon, c'est quoi?
 

Mercredi le 12 janvier, 2005


Une devinette alimentaire. C’est le journaliste Fabien Deglise du Devoir qui nous a surpris avec cette information pour le moins étonnante. Le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) dresse annuellement le portrait des EXPORTATIONS dans le domaine du bioalimentaire.

Je ne vous surprendrai certes pas en vous dévoilant que parmi les produits qui se mangent, la viande de porc détient la première place. Avec nos méga-porcheries, nous sommes devenus les champions exportateurs de bacon, de chops et autres tendres parties de ces cochons si polluants.

Sauriez-vous me dire quelle denrée détient la deuxième place dans le palmarès des exportations? Vous pensez aux produits laitiers? Mais non. Le bœuf, peut-être? Non plus. Ahhh! Vous y êtes: les produits de l’érable! Encore une fois, vous vous êtes trompés! Trois prises, vous êtes retirés!

À ma grande surprise (et à la vôtre probablement), j’ai appris que la deuxième position était occupée par . . . le chocolat. Étonnant, non? Dans la ville de Saint-Hyacinthe, la multinationale suisse Barry-Callebaut et ses 600 employés produisent chaque année 400 millions de livres de chocolat, rien de moins.

Simplement en important les fèves de cacao des pays producteurs, l’entreprise transforme le tout en chocolat de haute qualité (pour les restos et artisans) ou de moins bonne qualité (pour les gugusses de Noël, Pâques ou la Saint-Valentin). Alors que le porc représente 24,8% des exportations d’aliments, le choco et ses dérivés en accaparent 11,9%.

SAQ : ça va faire ! Je ne suis pas en manque. Quand on carbure à la Guinness, le bon vin devient moins essentiel à l’existence. Je pense plutôt à ces milliers de travailleurs et travailleuses qui se les font geler sur les lignes de piquetage depuis la mi-novembre.

Personne ne négocie quoi que ce soit dans cette galère. Les horaires des employés à temps partiel (environ les deux tiers des effectifs) constituent l’unique obstacle à la signature d’une convention avec, en corollaire, l’assignation de ces partiels à une ou plusieurs succursales.

Patapouf joue la carte neutre et refuse d’intervenir. Est-ce bien ce à quoi vous vous attendez d’un chef de gouvernement après deux mois de tergiversations dans les négos? Qu’est-ce qu’on attend pour enfermer les représentants dans une salle qu’ils ne pourront quitter qu’avec des résultats concrets? Deux mois de niaisage, c’est assez, non?

Les deux parties se disent prêtes à négocier et n’attendent que l’appel du conciliateur. Cou donc, le conciliateur, il fait quoi là? Pas encore revenu de sa brosse des Fêtes? Ya des coups de pied au cul qui se perdent.


 
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