Lundi le 12 août, 2002 |

Oui, elle a une belle gueule et le sourire médiatique. Comme on pourra le constater, ce sont des attributs fort utiles pour le type de carrière qu’elle chevauche allègrement depuis quinze ans.
L’ex-directrice de CKAC n’a pas eu tellement d’efforts à fournir depuis son départ de la station radiophonique. Invitée par Robert Bourassa à joindre les rangs des libéraux, elle a sauté la marche des backbenchers pour sauter immédiatement dans la limousine du ministère des Affaires culturelles. Bon coup de départ pour une carrière politique, non ?
Manque de pot, elle a dû s’astreindre aux banquettes de l’Opposition dès le deuxième mandat. Finis les nombreux passages aux téléjournaux, les ciseaux pour couper les rubans d’inauguration, les sourires aux artistes subventionnés et le siège bien en vue au gala des Félix.
Craignant d’affronter Jean Charest au leadership libéral, madame Liza démissionne et se déniche un poste sous les spots de la télé : elle remplacera Christiane Charest pour le talk-show quotidien de Radio-Canada.
La paire de souliers étant trop grande à chausser, la petite Frulla se tape alors un premier véritable flop. Les cotes d’écoute baissent à une vitesse vertigineuse et l’émission devient une risée dans le milieu. N’est pas intervieweuse qui veut et son manque d’écoute auprès de ses invités (hérité de la politique ?) nous livre des entrevues insipides et ternes.
Après quatre années de ce calvaire et sentant la soupe chaude, la belle Liza re-consulte ses contacts politiques et, comble de bonheur, le siège d’un comté archi-rouge devient vacant dans l’Ouest de l’Ile. Invitation du patriarche Chrétien et le tour est joué : Liza se retrouve à Ottawa !
Quelques semaines d’apprentissage et, oups , le vent tourne. Le parrain n’est plus à la mode et la grogne s’installe. Pas très bon pour ses chances de décrocher un ministère dans le prochain gouvernement. Sous la couverture du gros bon sens, elle envoie un clin d’œil à l’aspirant en mentionnant «subtilement» à la télé nationale que le départ du chef constituerait un gros soulagement.
Comment qualifier ce plan de carrière ?
ARRIVISME ?
Je pense que c’est le bon mot.
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