Lundi le 13 novembre, 2006 |
Dans cette grisaille de novembre et en ce début de semaine, je vous livre une belle découverte. C’est un blogue. Oui, je sais, il y en a des milliers et ça peut devenir fastidieux. Mais celui-là est spécial et fort intéressant pour qui aime lire une plume légère et vivace.
Peut-être le connaissez-vous puisqu’il commence à être fréquenté assidûment par une belle masse de québécois. Le gars se nomme Pierre-Léon et son blogue s’intitule UN TAXI DANS LA NUIT avec, en sous-titre, Déambulations nocturnes d’un chauffeur de taxi montréalais.
Qui a dit qu’un chauffeur de taxi ne savait pas écrire ? C’est un pur délice de lire ce bonhomme. Avec un plume légèrement joualisante, un orthographe impeccable, des jeux de mots savoureux, des réflexions amusantes et des histoires captivantes même lorsqu’elles s’avèrent ordinaires, vous aurez nettement l'impression d’être assis sur la banquette arrière du taxi à écouter un chauffeur trippant.
www.taxidenuit.blogspot.com
Voilà l’adresse. En plus de cette plume réjouissante, Pierre-Léon manie plutôt bien son appareil photo. Vous pourrez donc vous régaler de ses images de nuit saisies dans la métropole à des heures inhabituelles et donc, sous des éclairages révélateurs.
Un petit extrait? « Mon travail m'expose à une panoplie d'humains se trouvant à divers degrés d'éthylisme. D'la petite pompette sortant d'un 5 à 7 jusqu'au gros moron soul comme un cochon, je ratisse large. C'est dur de juger à quoi je m'expose avant que le client soit assis dans le taxi et souvent je ramasse à mes dépends. Et deux fois plutôt qu'une. Quand un client dégobille son dernier lunch dans mon taxi, c'est rarement ce dernier qui se tape le lavage. Quelqu'un de malade dans le cab, ça arrive rarement mais quand ça arrive c'est toujours une fois de trop. J'ai toujours comme une grosse envie de me servir de la face du vomitif comme moppe mais bon... ». N’ayez crainte, la suite est davantage drôle que nauséeuse.
Laissez-le vous décrire sa rencontre avec … Jacques Parizeau, ou cette ballade avec une vieille dame chinoise qui s’intéressait au hockey et à Guillaume Latendlesse (remarquez le L dans le nom prononcé par la vieille dame), ou encore ce client énervé, le nez plein de coke. La nuit, tous les chats ne sont pas gris, vous verrez bien.
Ses archives remontent au début 2005. Une dizaine de courts textes par mois. Et des photos, et des lettres blanches sur fond noir pour renforcer l’impression nocturne. Un petit bijou de blog. Qui trouvera sa place dans votre liste de favoris. Dites-moi ce que vous en pensez...
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