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J'ai souvenance
 

Vendredi le 13 mars, 2009


Un vendredi plaiiiisant comme ils disent au Lac St-Jean, avec Chantal que l’aĩeule Lorraine baptisait Malvina Laporte il y a une vingtaine d’années. Nous sommes d’abord entrés aux Trois Brasseurs (coin Sant-Denis / Emery) pour y clancher une pinte de bière de Mars ( !?!) quasi-imbuvable (plus d’amertume et plus de…sucré, nous avait dit la serveuse) et y déguster un succulent flam au saumon fumé.

Puis, n’écoutant que notre courage, nous sommes entrés au Cinéma du Quartier Latin et monté à la salle numéro cinq pour y visionner … le dernier film d'André Forcier, l’ours mal léché que vous avez vu à l’émission de Guy A. dimanche dernier. L’œuvre s’intitule Je me souviens.

Et nous nous en souviendrons parce que ces deux heures se sont avérées fort agréables. Une histoire simple (une rareté avec Forcier) où des mineurs d’or abitibiens tentent d’élire un syndicat communiste dans les années 1950.

Je ne suis pas critique de cinéma et ne vous entretiendrai donc pas sur une série de variables cinématographiques qui font qu’un film est génial ou pas. Simplement vous dire que le tout est efficacement ficelé pour vous faire voyager dans le temps.

Contrairement à plusieurs films précédents d’André Forcier, vous ne serez pas distraits par la poésie de personnages trop bizarres genre femme à barbe ou baronne suivie par sa cour ou un homme-sandwich tripant avec un albinos égaré dans un bowling. Non. L’histoire ici est plausible et on embarque dans la vie intime des habitants de ce petit village d’autrefois.

Avec des figures connues et sympathiques de NOTRE monde : Michel Barette en Duplessis, Rémy Girard en évêque abitibien, Céline Bonnier en poupoune frivole facile et alcoolique à l’os, David Boutin en workaholic, Hélène Bourgeois-Leclerc en belle amoureuse et téléphoniste-brancheuse attitrée, Pierre-Luc Brillant en travailleur communiste puis légionnaire involontaire, la muse France Castel en vieille bitch bloke aveugle, Roy Dupuis plus bavard que de coutume en loto-man irlandais et finalement Gaston Lepage en … Gaston Lepage devrais-je dire.

Le film est en noir et blanc, ce qui semble authentifier cette histoire d’autrefois totalement inventée. Mais le noir et blanc permet aussi des images superbes, pures, sans toutefois être trop léchées. Avec un soupçon d’humour et quelques poussières de fantastique pour permettre le rêve.

Vous saurez me le dire : deux belles heures qui passent rapidement.


Et oui, j'ai maintenant mon blogue sur
crocomickey.blogspot.com
et j'adoooooore y lire vos commentaires

 
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