Lundi le 13 mai, 2002 |
Vous avez vu ce Grand Prix d’Autriche? Ou devrait-on l’appeler le prix de la Grande Triche?
Déjà que l’intérêt est fortement en baisse (les cotes d’écoute le démontrent clairement) en raison de l’absence de compétition et de la domination totale de l’écurie Ferrari. Voilà que Rubens Barichello, le véritable gagnant de cette course, reçoit l’ordre de laisser passer le baron rouge Schumacher dans les cent derniers mètres de cette course de 280 kilomètres.
Dans la salle de presse, même les journalistes italiens se sont mis à siffler et taper sur leurs tables pour manifester leur indignation. Et les partisans habillés en rouge qui pointaient leurs pouces vers le sol en guise de protestation.
Démontrer aussi clairement l’absence de fair play, c’est se foutre complètement des amateurs de course autour du globe et de ces milliers d’Autrichiens qui ont déboursé des sommes considérables pour aller s’asseoir autour de la piste.
Et ce petit geste cheap de Schumacher qui laisse son coéquipier s’installer sur la première marche du podium n’a leurré personne. Aussitôt revenu à lui, le Kayser a défendu cette stratégie qui appuie la philosophie d’équipe.
Déjà que les dés sont pipés par l’inégalité des moyens entre les écuries, faut maintenant assister, penauds, à l’arrivée triomphale du favori, pendant que le seul compétiteur qui puisse lui donner la réplique se contente d’appliquer les deux pieds sur les freins pour terminer deuxième.
Je suis certain que Gilles Villeneuve, au volant de sa Ferrari, aurait refuser de se plier à une telle manigance.
La série CART viendra à Montréal cette année pour la première fois. Même si ces voitures n'ont pas la finesse technologique des F1, elles donnent lieu à beaucoup plus d'actions spectaculaires et surtout, la triche n'y est jamais au menu. M'est avis que la connerie Ferrari de ce matin contribuera à rehausser la popularité du CART.
Ah, ces Italiens ! Peuvent bien crier Mamma quand ils atteignent l'orgasme...
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