Samedi le 13 septembre, 2003 |
Dans sa carrière, Jacques Villeneuve a commis UNE erreur majeure et déterminante mais cette erreur n’est nullement imputable à ses qualités et talents de pilote.
Elle relève plutôt d’un manque de flair et/ou de son entêtement à faire entièrement confiance au meilleur ami que la vie lui a fait connaître.
Dans cet immense panier de crabes multi-millionnaires gavés de gloire et confrontés à des pressions inimaginables, Jacques Villeneuve s’en est remis à son pote Craig Pollock. Le bacon était là, l’aventure chez BAR exaltante mais risquée, si on peut qualifier ainsi le pont d’or qu’on lui a consenti pour imager de sa tête blonde hautement médiatique les premiers pas de cette nouvelle écurie.
Vous le savez tous, l’aventure a fait patate. Casse-tête technique et incompétence dans presque tous les domaines malgré l’enflure financière. Pas évident de se faire justice dans un tel bourbier. Le baron allemand aurait-il fait mieux dans le même bolide? Posez-vous la question…
Jacques Villeneuve a-t-il baissé les bras devant l’adversité? La fainéantise ou la paresse qu’on lui prête depuis deux ans est-elle justifiée? Cette explication est complètement farfelue et ne mérite qu’un débat entre hystériques au 110% de TQS.
Envers et contre tous, notre Jacquot s’en est remis à son grand chum Pollock et le piège se referme.
Mauvais choix, mauvaise mise et la roulette tombe sur le mauvais numéro. Bien sûr, il est plein aux as malgré tout. Mais une telle sortie . . . de piste, ça doit le faire chier.
Dans toute cette épopée, je n’ai qu’une grosse déception. Dans cette descente aux enfers, malgré l’évidente déception et l’énorme frustration qui ont caractérisé son passage dans le merdier BAR, j’aurais préféré que ce grand athlète fasse preuve d’une plus grande sagesse en évitant de déblatérer à qui-mieux-mieux sur plusieurs de ses compétiteurs, y compris les jeunots qui tentaient simplement de le doubler pour se frayer un chemin vers le haut de l’échelle.
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