Lundi le 15 septembre, 2003 |
Des hyènes autour de leur proie. J’ai nommé Claude Brunet de Radio-Canada, Paul Laroque de TVA, et Rhéal Machin-Truc du Globe and Mail.
L’insistance avec laquelle ces malotrus ont harponné un Bernard Landry vacillant s’explique mal. Questionner un PM sans convenance, lui poser les vraies questions, c’est le rôle d’un journaliste. Mais NE PAS accepter ses réponses et récidiver pour lui faire admettre ce qu’il ne peut pas admettre, ça s’appelle de l’irrespect.
Ces trois scribes ne travaillaient pas pour le parti libéral (bien qu’à Radio-Canada...) Ils fonctionnent d’abord et avant tout pour leur ego personnel. C’est à qui réussirait à faire trébucher le politicien en lui faisant commettre une bourde, un lapsus ou une déclaration portant à confusion.
Et cette attitude, vous diront-ils la main sur le cœur, c’est au nom du sacro-saint droit du public à recevoir l’information. Mon cul! comme dirait Bernard.
Une trentaine de sujets avaient été abordés durant le débat des chefs et le seul que ces chevaliers de l’information transparente ont martelé durant trois jours, c’est la citation du père Parizeau prononcée huit ans plus tôt. C’est ça le droit du public à l’information?
L’actuel PM Charest n’a pas été ménagé lui non plus durant cette campagne électorale. Son autobus avait aussi une horde de chacals à ses trousses. Tout comme ce pathétique Mario en pleine déconfiture.
Ce qu’il faut dénoncer, c’est le star system des médias dans lequel plusieurs journalistes veulent figurer, au détriment de l’information. Bien sûr que les politiciens tentent de leur en passer des rapides. Mais se croire plus important que l’information qu’on veut transmettre, c’est une autre paire de manches que je ne veux pas enfiler.
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