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Gentle Giant
 

Jeudi le 17 septembre, 2009


Dans le théâtre Gesu : une assistance un peu spéciale. Une portion anormalement élevée de quinquagénaires, dont le blogueur et les quatre troubadours qui l’accompagnaient, tous experts en musique du Géant, même des spectacles rares et anthologies détectées sur le web. Comme le disait mon cousin Phil au resto avant le show : « J’me sens comme dans les heures précédant un septième match de la Coupe Stanley ».

Parce qu’il faut le dire, la musique de Gentle Giant ne ressemblait en rien à celle des autres icônes de l’époque, que ce soit Led Zeppelin, Pink Floyd ou Genesis. Dans notre tête de jeunes adultes connaissant absolument tout (!!!), en musique, il y avait deux choses : Gentle Giant et les autres.

La musique du Géant était complexe et ne comportait jamais de ces longs solos de lead-guitar semi improvisés et somme toute, plutôt facile à composer pour ces musiciens du rock quand même chevronnés. Non ! La musique de Gentle Giant comportait … comment dire … comme des partitions pour grands orchestres. Tiens, à preuve, Gilles qui était un fana-fini de musique classique, qui était un véritable connaisseur de Mahler et sa grande œuvre musicale, le Gilles en question ne voulait rien savoir du rock et de ses dérivées. Ça n’était pas de la vraie musique selon lui. Mais … vous me voyez venir … pour Gilles, il y avait une exception et c’était Gentle Giant. D’ailleurs. Il était là dimanche, aussi fébrile que nous tous.

Alors le show s’est déroulé sans aucune anicroche pendant 150 minutes ininterrompues. Tube après tube. Dès les premières notes de chaque toune, les applaudissements fusaient de toutes parts. Prologue Three Friends, Funny Ways, Why not ?, Wreck, Acquiring the taste, School Days, Peel the Paint, The Advent of Panurge, Think of me with kindness, In a Glass House, Just the same et combine d’autres. Un déluge de notes entremêlées, rythmées et contre-rythmées.

Gary Green (guitars) et Kerry Minnear (claviers) y étaient. Weathers (drums) Ray Shullman (violon, basse et sax) et Derek Shullman (voix) n’y étaient pas. Mais la magie était omniprésente elle. Les remplaçants étaient qualifiés pour interpréter cette musique étonnante, particulièrement le bassiste que j’ai observé davantage. Ce gars-là devait être mort de fatigue dans la loge après le show, totalement dépourvu de cette énergie qu’il avait entièrement dépensé sur scène pour suivre la trame musicale du Géant.

La foule (500 vieillards dans le théâtre) était tellement enthousiaste après certaines chansons que j’ai remarqué l’air étrange dans la face de certains musiciens sur la scène. Avec ma lentille 300mm, je percevais cet étonnement dans leur visage, semblant se dire : « Mais qu’est-ce qui se passe dans cette salle ? Sont fous raides ! ».

Pour les nostalgiques, j'ai fouillé dans ma vieille boîte de photos noir et blanc afin de vous faire un comparé de mes deux héros. Vous trouverez ça sur mon blogue sur cette page :

http://crocomickey.blogspot.com/2009/09/gentle-giant_16.html


Et oui, j'ai maintenant mon blogue sur
crocomickey.blogspot.com
et j'adoooooore y lire vos commentaires

 
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