Lundi le 01 août, 2005 |
29 juillet 2005. Une grande tristesse dans mon âme et mon cœur de père. La journée était pourtant belle, ensoleillée et sans canicule. Levée du corps avec l’aurore, la forme mentale et tout le reste. Et puis, tout a déboulé.
Permettez-moi une brève rétrospective, ça vous aidera à comprendre mon désarroi et ma grande peine. Je n’avais que 14 ans quand j’ai effectué mes premiers élans de golf sur le tout nouveau parcours de Thurso, mon village natal dans l’Outaouais. Jusqu’à l’âge adulte, j’ai progressé et mon score se situait entre 85 et 90, ce qui, je le souligne, me classait dans le 10% supérieur de l’ensemble des golfeurs.
Les années ont passé et les rondes se sont faites plus rares. Jouant désormais une dizaine de fois par année, mon score varie de 90 (quand la chance m’accompagne) à 100 (quand le parcours est difficile !).
Il y a deux années, mon pompier de fils JF a lui aussi attrapé ce qu’on appelle la piqûre du golf. Vous dire la joie d’un père qui prodigue les conseils à sa progéniture tout en s’assurant de la victoire.
L’an dernier, la victoire était moins évidente. Même que JF m’en a prise une ou deux par un ou deux coups. Le jeune va s’améliorer, me disais-je. Surtout lorsqu’il approche du vert. Des petits trucs d’expérience à apprendre au fil des années.
29 juillet 2005 : journée de deuil dans ma carrière de golfeur. J’ai joué 98 et JF s’est offert un 83 (après son 84 de la veille). Six normales et trois oiselets dans la gibecière. Comme dirait Gérard D: bâtard!
Je continuerai de jouer avec mon fils, bien sûr. Mais la victoire, me faudra l’oublier. Le rôle du prof vient de changer de camp. M’a fallu une bonne demie-douzaine de Guinness pour traverser cette rude épreuve. Ainsi va la vie.
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