Jeudi le 19 octobre, 2006 |
Boubou statufié
C’est aujourd’hui qu’on dévoilera la statue de Robert Bourassa devant le parlement, après les accrocs protocolaires d’un petit organisateur libéral mesquin qui ne voulait pas inviter les ex-premiers ministres péquistes à la cérémonie.
Je me rappelle ces années 70 et mon militantisme d’étudiant pour l’indépendance du Québec. Incroyable à quel point nous détestions profondément celui que surnommions Boubou avec dédain. Vendu aux Anglais et aux grosses entreprises, clamions-nous avec notre certitude de collégiens ou d’universitaires.
Plus de trois décades plus tard, il faut se rendre à l’évidence, et rendre à César… Robert Bourassa a beaucoup fait pour le Québec que nous aimons et nos œillères de jeunes militants nous ont alors empêché de reconnaître ses bons coups pour faire avancer le Québec d’après la Révolution Tranquille.
Sa réhabilitation n’en est que plus justifiée et les sarcasmes d’alors se transforment en mea culpa. Pourra-t-on en dire autant de ses successeurs? J’en doute fortement.
L’automne, le vrai
Avec ce temps maussade qui ne s’améliorera pas avant samedi (selon nos brillants météorologues…), on peut vraiment dire que ce satané automne est bel et bien arrivé. D’autant plus que l’arbre qui verdit la fenêtre panoramique de mon bureau n’a plus une maudite feuille. Beaucoup de taches jaunes et brunes sur le bitume détrempé. Dire qu’il y en a qui aime l’automne…
Le petit est rapide
Je vous parlais de James, mon petit-fils qui venait au monde la semaine dernière. Il m’impressionne énormément. Après avoir capté les secrets de l’addition et de la soustraction, il a peiné pour assimiler la multiplication. Depuis hier, il s’attaque à la division. Pas pire, hein ? Ça heurte l’humilité proverbiale du grand-père… |
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