Mardi le 22 février, 2005 |
C’est la conclusion spectaculaire à laquelle est arrivé Jacques Brassard, ex-ministre du Parti Québécois et ex-député de cette extrêmement belle région du Québec, dans un récent article publié dans un journal du Saguenay. Vous admettrez avec moi qu’il y a matière à s’interroger, non ? Je vous explique.
Monsieur Brassard, bien conscient de l’importance des coupes de bois pour son coin de pays, redoute déjà les recommandations de la commission Coulombes et des interventions de l’éventuel ombudsman des Forêts que s’apprête à créer le gouvernement du Québec.
Quel est le lien avec le Plateau, me demanderez-vous? Ce sont ces fameux «écolos du Plateau» qui n’écoutent plus que la voix du gourou Desjardins. Rien de moins! Il semble que ces écolos influencent trop fortement les décideurs en ne sachant pas de quoi il retourne dans ce fameux dossier forestier.
En connaissez-vous des écolos du Plateau qui ratissent fort au Ministère des Terres et Forêts? J’ai beau y bosser depuis une dizaine d’années et y cotoyer nombre d’intervenants du communautaire, je n’en ai pas encore rencontré un seul. Sauf Desjardins, bien sûr, qui vient y siphonner un café de temps à autres, entre deux spectacles ou entrevues.
Monsieur Brassard, tel un preux chevalier, a enfourché la monture pour défendre les milliers d’emplois menacés par la nécessité de laisser respirer nos forêts. Cette bataille est noble, tout autant que celle des écologistes. Il faudra trouver une façon de concilier les objectifs des deux factions dans ce combat.
Mais en camouflant les faiblesses de son camp avec des arguments aussi navrants (le Plateau, il a le dos bien large par les temps qui courent), monsieur Brassard vient d’expliquer, en long et en large, pourquoi ses services n’étaient plus requis au gouvernement qu’il a dû quitter avant les dernières élections.
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