Mercredi le 22 septembre, 2004 |
Faites un petit effort, et essayez d’imaginer un chef de parti politique (Lévesque, Bouchard, Bourassa, Johnson, Landry, Charest) qui bâti la campagne d’une élection partielle sur des broutilles comme CHOI-FM ou les ragots entourant la prostitution juvénile.
Mario Dumont fait picpic. Il se défend ce matin d’avoir axé sa campagne sur ces thèmes : ce sont les Montréalais qui affirment ça, clame-t-il sérieusement. On a bien vu comment son message passe dans la métropole : 3% du vote dans Laurier-Dorion et 5% dans Gouin.
Et ces résultats me semblent annoncer le sort que subira son parti lors de la prochaine élection générale. Comment les électeurs des 125 circonscriptions de la province pourront-ils songer sérieusement à donner leur appui à un parti dirigé par un tel twit? Pensez-vous que l’enthousiasme des gens de Vanier déferlera sur la province en 2007? Poser la question, c’est y répondre.
Les cassettes que ce politicien débite avec aisance ne répondent jamais aux questions qui lui sont posées. Le sens de l’écoute, Mario Dumont ne connaît pas. Ou plutôt si, il écoute la rumeur locale et s’y colle serré. Pour la réflexion, on repassera.
De toutes façons, chacun sait qu’une élection, ça se gagne dans les médias. Soyez assurés que tous les analystes, éditorialistes et journalistes qui ont livré leurs impressions négatives sur l’orientation opportuniste de l’ADQ, s’en souviendront lors de la générale.
Le capital de sympathie du jeune coq vient de fondre comme beurre dans la poêle avec cette partielle. Mario a bien fait de ne pas vendre sa ferme de Cacouna : il risque de s’y retrouver plus rapidement qu’il ne l’imagine.
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