Lundi le 24 janvier, 2005 |
Ceux et celles qui me lisent régulièrement connaissent bien mon aversion pour les américains. Rien de bien original dans cette attitude : c’est de bon ton et à la mode du jour de déféquer sur les adeptes de Doublevé.
Mais il y a une faille dans mon armure anti-américaine : le football américain. Je suis béat d’admiration devant cet aspect de la culture générale de nos voisins d’en bas.
Primo, c’est LE sport par excellence en ce début du troisième millénaire. Au niveau de l’exigence physique des joueurs, de la complexité des stratégies déployées, de l’importance de l’unité essentielle des membres de l’équipe : rien n’approche le football présentement.
Qui plus est, parmi les grandes ligues de sport nord-américaines, la NFL déploie la meilleure santé malgré le fait que le calendrier ne comprend que 16 matches. La fameuse égalité des chances entre petites et grandes villes est passée du rêve à la réalité dans cet univers. L’argent n’y assure pas les championnats. La compétence et l’excellence, si.
Finalement, la couverture médiatique est fabuleuse et les amerloques y répondent avec enthousiasme. Ces fameux tail-gate partys dans les stationnements des stades et l’allégresse qui s’en dégage avec les vapeurs de l’alcool, c’est tout simplement formidable.
Fallait voir les amateurs de Philadelphie hurler pour couvrir la voix des analystes de Fox pendant le reportage d’avant-match, comme des enfants turbulents qui s’amusent à houspiller le directeur de l’école avant les grandes vacances. Leurs tripes étalées au grand jour dans la saine compétition, totalement dédiés à leur club : voilà une image que j’aime. Et c’est comme ça dans toutes les villes de la NFL.
Mes deux clubs favoris ont perdu dimanche dans les finales de conférences. C’est pas bien grave, le Super Bowl sera tripant le 6 février. Les Eagles (Philadelphie) tenteront de s'approprier le trophée Vince Lombardi contre les Patriotes (Boston).
Are you ready for some football ? Yes, indeed !
|
| |
|