Mercredi le 29 octobre, 2003 |
J’imagine que vous connaissez ce quizz quotidien du réseau TVA. J’aime bien (que dis-je, soyons franc, je raffole) de cet exercice de connaissances, de mémoire et de déduction animé magistralement par monsieur Ponton.
La stratégie joue un rôle majeur dans le résultat de la compétition. L’usage des outils (le piège, le ricochet et le miroir), de même que la collusion occasionnelle des joueurs ont pour effet que le bollé du groupe n’a vraiment pas la garantie de récolter la victoire.
Je vous avouerai, en toute modestie, que mon taux de bonnes réponses, variable d’une émission à l’autre, se promène régulièrement dans les hauteurs. Serait-il le même sous les projecteurs d’un studio de télé ? J’en doute . . .
Pour varier le menu, l’édition 2003-2004 d’Ultimatum présente une formule de tournoi où les gagnants hebdomadaires de cinq semaines s’affrontent dans la ronde d’une sixième semaine pour couronner un champion des champions qui empoche un joli magot de 40,000 beaux dollars.
Le premier tournoi avait pour thème : les métiers en uniforme. On y a vu défiler des concurrents du grand public vêtus de leur quotidien. L’ambulancier, le paysagiste, une clown, un avocat, une infirmière, un pompier, un fonctionnaire, une agricultrice, etc. Le grand gagnant de la cagnotte ? Un flic sexagénaire particulièrement cultivé.
L’actuel tournoi oppose, chaque semaine, cinq têtes d’affiche d’une émission de TVA. La semaine dernière, Guy Mongrain et ses chroniqueurs du matin ont mesuré leurs connaissances et joué de stratégie. Cette semaine, Pierre Bruneau et ses journalistes-reporters font la parade devant les colles de mister Ponton.
Bien sûr, les vedettes de l’écran n’encaissent pas leurs gains. Ils sont jumelés à un monsieur ou une madame tout-le-monde qui sont bien heureux de profiter du succès de leur poulain (ou pouliche ?).
J’arrive finalement à l’essentiel de cette chronique. Depuis les débuts de ce tournoi avec les vedettes-maison de TVA, et la chose est évidente et flagrante, le niveau de difficulté des questions a chuté de façon vertigineuse. Ceux et celles d’entre vous qui aiment bien mesurer, en mode relax, l’acuité de leur mémoire, sauront vous le dire : la différence est énorme.
Pourquoi ? Sauriez-vous me dire la raison de cette soudaine facilité ? Je n’en vois qu’une. Ménager l’égo de ces personnalités publiques et s’assurer que l’image des volontaires moins « cultivés » ou foncièrement ignares, ne souffrira pas trop de l’étalement de leurs carences.
Ne me lancez surtout pas la pierre du snobisme ou celle de la suffisance. Les candidats « réguliers » m’impressionnent souvent et me (vous ?) planteraient régulièrement. Je n’ai que simplement porté à votre attention la petite joute facile et complaisante concoctée par TVA pour contribuer davantage à ce concept pour lequel la chaîne est devenue modèle : la convergence.
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