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Carbo : un deuxième finger
 

Mercredi le 29 mai, 2002


On le disait cocky à son arrivée chez le Canadien dans les années 80. Les vétérans d’alors tiquaient en observant le gringalet afficher son air supérieur et livrer ses opinions assurées aux reporters.

Guy Carbonneau s’est vite rendu compte qu’il ne répéterait jamais ses exploits offensifs de la ligue Junior Majeure du Québec. Pas dans la LNH. Ces joueurs plus gros, plus rapides, plus habiles et, disons-le, plus talentueux, ne lui laissaient guère de marge de manœuvre.

Supérieurement intelligent et doté d’un courage et d’une détermination peu commune, Carbo s’est alors glissé dans le costume du héros défensif qu’il est devenu.


Dans ce hockey moderne devenu scientifique, il a presque écrit à lui seul le chapitre sur l’art de contenir le gros trio offensif de l’adversaire. Sa technique pour embouteiller et contenir les joueurs de pointe lors des avantages numériques n’a pas encore été égalée (ou presque).

Véritable leader du Tricolore, il fut même capitaine durant quelques années jusqu’au PREMIER FINGER. Vous vous souvenez ? Au lendemain d’une élimination trop hâtive des Glorieux, se retrouvant sur un parcours de golf, Carbo avait pointé le majeur au ciel devant l'objectif du photographe du Journal de Montréal.

La photo unique fit la UNE du tabloid de Pierre Péladeau et la polémique qui s’ensuivit l’expédia vers les cieux plus cléments de St-Louis et plus tard Dallas ou il a connu une fin de carrière fort honorable.

Retour de l’enfant prodique. Carbo se promène derrière le banc du Bleu-Blan-Rouge depuis deux ans. Vous le savez depuis hier, il retournera à Dallas comme adjoint au directeur général. C’était un secret de polichinelle dans le milieu.

DEUXIÈME FINGER : le plus sérieusement du monde, Guy Carbonneau nous fait savoir que sa décision a été motivée en grande partie par le refus du gouvernement de lui permettre d’inscrire sa cadette de 14 ans dans une école anglaise.

Comme si cette jeune adolescente fille de millionaire et parfaitement bilingue n’avait plus besoin d’apprendre et mémoriser les subtilités de sa langue maternelle et que cette « obligation » était devenue un handicap dans la vie.

La vérité est ailleurs bien sûr. Mais pourquoi donc lui fallait-il lancer ce crachat avant de partir? Question de personnalité peut-être...
 
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