Mardi le 29 juillet, 2003 |
Irez-vous les voir exhiber tétines et foufounes sur la rue Saint-Denis au début du mois d’août ? Avec les années, la grande parade de la pédale est devenue un événement certes, mais aussi un sujet de controverse en raison de la sollicitation à outrance que subissent les personnalités publiques pour sortir du placard et déclarer leur fifure ou simplement afficher leur tolérance et leur appui à l’univers gay.
M’est avis que la très grande majorité des gais et lesbiennes se contresaintciboirisent de toute cette mascarade et se passeraient volontiers de tous les sparages entourant l’exhibitionnisme qui se veut l’essence même du défilé.
Entre vous et moi, qu’est-ce qui attire vraiment les spectateurs à cette parade ? Les gais ordinaires qui paradent main dans la main sous le soleil ? Bien sûr que non. Ce sont les grandes fofolles exaltées, travestis et transsexuels qui aiment bien en mettre plein la vue et beurrer épais pour frôler l’interdit et faire rire (si faire se peut) les straights badauds enlignés sur les trottoirs.
Ce sont les militants des associations gaies qui font le tintamarre médiatique. Le gai de tous les jours (votre voisin, cousin, frère ou collègue de travail) n’en a rien à foutre que tel artiste ou tel sportif connu clame haut et fort son appartenance. Je croirais même qu’en définitive, ce freaks show les indispose puisque les images qui en ressortent ne reflètent aucunement ce qu’ils sont et transmettent une fausse idée de leur quotidien qui, doit-on le répéter, ressemble beaucoup à celui des hétéros : la job, les finances, la bouffe, l’amitié, l’amour, alouette !
Serez-vous voyeurs ou voyeuses pour la cuvée 2003 du grand défilé de la fierté gaie ? Pour ma part, je vais plutôt consacrer cette journée à essayer de me trouver . . . une nouvelle blonde !
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