Samedi le 03 mars, 2001 |
Réglons immédiatement un point qui en fait saliver plusieurs : la Formule 1, est-ce un sport? Je m’en contresaintciboirise architotalement. Cessons ces balivernes et concluons, sans droit de réplique, qu’il s’agit simplement de la compétition ultime et extrême de la compétition automobile. Point final. Chut! Plus un mot!
Je prends donc une grande respiration et je plonge. Mes proches vous le confirmeront : les chars, la mécanique et les carburateurs, ça n’est carrément pas ma tasse de thé. Mon plus grand exploit, c’est d’avoir changé un pneu, seul et sans assistance, entre Québec et Charlevoix!
Pourtant, malgré l’avalanche de fric qui fausse les règles du … jeu (je n’ai pas dit sport), malgré l’artifice de l’emballage et les « racing poupounes » (salut Denis!), je suis entièrement subjugué par ces kamikazes de la vitesse.
Vingt-cinq cracks qui se défoncent, la pédale au fond à plus de 300 km/h et qui, soudainement, avec un débile profond qui leur colle aux fesses à moins de 10 mètres, sautent sur les freins pour décélérer et prendre l’épingle à moins de 100 km/h, ça m’impressionne.
Quand le plus rapide négocie un tour de piste trois-cent-cinquante millième de secondes devant le… cinquième, j’en conclus qu’ils ont tous poussé la machine à son extrême limite, avec tous les risques que ça implique. Adrénaline à la pompe pendant quelque 90 minutes.
La piqûre, elle date de vingt ans. Quelques centaines de courses de chars pour accumuler des notions, des explications, des intuitions et d’innombrables discussions qui n’ont rien d’existentielles parce que totalement futiles, mais diablement tripantes. Aimer ou ne pas aimer, telle est la question, disait … monsieur Shakespeare (ouf!).
Tiens ! Les qualifications du Grand Prix d'Australie sont terminées. Shumacher a ravi la pôle et Jacquot est huitième, juste devant son nouveau coéquipier chez BAR. La saison commence demain soir. Cinq lumières rouges, quatre, trois, deux, une … Le départ d’un Grand Prix, c’est tout simplement magique.
|
| |
|