Samedi le 04 août, 2001 |
Au hasard d’une ballade dans le Vieux-Montréal, fin-juillet, les touristes s’agglutinent sur la place Jacques-Cartier, une place cosmopolite à souhait dans les circonstances. Je tends l’oreille et je fais le tour du monde : syllabes gutturales d’un allemand, sons musicaux d’une asiatique, roulements de R d’un Camerrrounais ou encore, la voix nasillarde d’un texan made in USA.
Je tourne à gauche sur St-Paul et le calme revient : beaucoup moins de piétons. Coin Saint-Claude, un oasis apparaît. Sur cette vieille bâtisse, les deux murs tournant le coin de rue présentent de larges fenêtres produisant une luminosité appréciable pour éclairer les dîneurs attablés à l¹intérieur.
Resto-Bar-Traiteur peut-on lire sous le nom original du commerce : Chez l’Épicier.
Oui, oui ! Je me souviens y avoir vu Pinard dans la cuisine du jeune Chef de l’établissement et d’en avoir été impressionné. La maison est dirigée par un monsieur fort sympathique répondant au nom prédestiné de Beausoleil.
J’entre donc et je fouine autour des tablettes et comptoirs présentant diverses fioles, flacons et pots de denrées, toutes aussi "salivantes" les unes que les autres. Beurre érable et framboise, huile de concentré de homard, friandises folles, huile de cèpes et alteri.
Il existe une atmosphère étrangement paisible dans ces lieux. Sont-ce les murs plusieurs fois centenaires qui impriment le calme? Le personnel détendu et relax? Je ne saurais dire, mais il y a un ingrédient secret . . .
Le menu du jour écrit à la craie sur un large tableau noir m’a fait succomber. Pour $12.95, un repas salade comprenant une demi-douzaine d¹asperges braisées, un mini-cuissot de canard confit, petite poitrine de poulet et oeuf de caille frit.
L’assiette n’était pas plantureuse, certes, mais quel régal! A commencer par les yeux : j’étais à moitié repu simplement à zyeuter cette présentation hors du commun, dans une splendide assiette originale et carrée. Et ce petit coco de caille qui me faisait un clin d’œil, bien installé et effiloché sur son lit de gros sel.
De quoi me réjouir, juste avant de m’envoler pour l¹Ouest canadien la semaine prochaine : des vacances bien méritées. Méritées, j’ai dit! Cartes postales promises...
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