Mercredi le 06 avril, 2005 |
Ce que les gens aimaient de Jean-Paul II, ce sont ces petits gestes anodins qui dévoilaient son affection pour les hommes ordinaires.
Vous avez vu ce petit garçon de Québec qui a donné un bec au pape, et bougé la calotte du pontife lors d’un bain de foule en 1983? Le vieil homme ne s’est point offusqué de cette marque d’affection, bien au contraire. Voilà pourquoi il était immensément populaire. Ses prédécesseurs n’avaient pas ce naturel.
Vous vous rappelez de ce Ti-Two hilarant incarné pas Claude Meunier qui garrochait des bénédictions à gauche et à droite en disant: Tin’ toué! On ne sentait pas le pape diminué pour autant. Autres temps, autres mœurs. Vous imaginez une telle élucubration à l’époque de Jean XXIII? Scandale assuré!
Ceci étant dit, cet homme exceptionnel était tout de même un fichu conservateur qui n’a pu saisir l’occasion offerte, par sa grande popularité et l’époque fébrile où il a exercé sa papauté, pour faire bouger les choses. Je pense notamment au mariage des prêtres, au sacerdoce des femmes, à l’union gaie, etc. Le successeur de JP II n’aura pas cette plate-forme et l’Église poursuivra sa lente descente.
D’ici l’apparition de cette fameuse boucane blanche sortant de la Sixtine, vous aurez bien eu le temps de vous «tanner» de tous ces reportages en provenance de Rome. Comme ce fut le cas pour le tsunami et avant ça pour la guerre en Iraq et avant ça pour les tours du World Trade Center et avant ça... |
| |
|