Vendredi le 07 mai, 2004 |
L’avez-vous vu encore une fois le vautour? Le même qui rôdait autour des parents catastrophés à Sainte-Justine lors du récent rappel des jeunes mamans possiblement contaminées par la docteure infectée.
Cette fois-ci, Monsieur Recours Collectif va se pencher sur les libertés individuelles qu’on retire aux adolescents de Huntingdon en les empêchant de circuler dans le village après le couvre-feu de 22 heures.
À la première amende de $100 qui sera appliquée, le brave chevalier de la Justice préconise la contestation et les multiples appels jusqu’à la Cour Suprême. Rien de moins!
Loin de moi l’idée d’exprimer mon accord avec cette répression des autorités municipales du petit village des Cantons. Je plains les constables qui devront appliquer ce règlement loufoque à des ados ordinaires qui auront commis la très grave infraction de marcher sur le trottoir de leur petite municipalité ennuyante, à 23 heures un soir de canicule du mois de juillet.
Ce qui me les pique, c’est ce grand épouvantail qui monte aux barricades pour défendre la liberté avec le crayon bien aiguisé pour facturer ses éventuelles plaidoiries devant les multiples tribunaux où la cause serait renvoyée. Il me fait penser à ces opérateurs de dépanneuses qui se précipitent en trombe sur les lieux d’un accident après l’avoir appris sur les ondes courtes de leur radio.
Le bonnet d’âne revient toutefois au corps policier de ce petit bled d’à peine 2,600 âmes qui n’arrive pas à circonscrire la délinquance sur son territoire. Ça n’est quand même pas le seul village du pays qui doit se frotter aux excès d’énergie d’adolescents qui n’attendent que la fin de leur secondaire pour aller se faire voir ailleurs dans les villes qui leur offriront des choix de loisirs et sorties plus intéressantes.
|
| |
|