Mardi le 07 juin, 2005 |
Un petit test pour vous chers amis lecteurs et lectrices. Essayez de lire ce bout de phrase sans pouffer de rire : «Le premier ministre du Québec, Gilles Duceppe...» Je savais que vous ne pourriez pas vous rendre plus loin.
Ce qui est beaucoup moins drôle, c’est que ce même Duceppe est en tête des sondages comme successeur souhaité de Bernard Landry. Au secours! Duceppe, Charest, Dumont! Méchant trio pour diriger le parlement du Québec.
N’eut été des gaucheries de Jean Chrétien, et des maladresses de Paul Martin, sans oublier ces commandites scandaleuses, Gilles Duceppe aurait déjà donné sa démission comme chef d’une vingtaine de députés du Bloc à Ottawa. Il est maintenant le jappeur en chef des forces souverainistes au fédéral. Mais entre japper et diriger un gouvernement, admettons qu’il y a une sacré marge.
En fait, c’est tout le Québec qui en est manque de véritables leaders politiques et ce, peu importe l’allégeance. Bernard Landry, un vieux de la vieille avec ses 40 ans de service, semble être le dernier politicien avec assez de bagage intellectuel pour combler le poste suprême. Pensez à tous ces aspirants qui grenouillent dans le bénitier du PQ et le visage vous allonge, non?
Quand René Lévesque a dit : « Je pense qu’on est peut-être quelque chose comme un grand peuple... » il ne pouvait pas savoir l’immense vide de ce début de millénaire…
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