Dimanche le 09 mai, 2004 |
Mais bien sûr que je vous recommande d’aller voir ce Blockbuster québécois. Vous en ressortirez enchanté comme l’était ma chum Chantal qui craignait toutefois de voir son nom au générique parce qu’elle avait fait un court séjour d’une semaine sur le plateau comme coursière-remplaçante.
Même si le film ne bénéficiait pas de millions $ en surplus, on peut facilement s’imprégner de l’atmosphère de l’époque (1967) dans ce fameux Red Light, le réalisateur Pierre Houle nous rendant bien les images du Montréal d’alors.
Outre la performance de Céline Bonnier qui la rend désormais incontournable dans la courte liste de nos GRANDES actrices, vous serez entichés des personnages joués par Patrick Huard dans un rôle de « super-straight low profile », par Isabelle Blais en pute écorchée par la vie et son chien de conjoint, de même par Rémy Girard qui, pour une rare fois au grand écran, campe un type très antipathique.
Oubliez la multiplication des scènes de braquage. Il y en a bien sûr, mais ça ne durait que trente secondes après tout! Vous y verrez davantage la préparation des hold-up, le jeu de cache-cache avec les flics, la superbe et le panache de cette femme forte dans sa relation avec son entourage, sa famille et les trois mecs qui ont partagé sa vie.
Une seule petite phrase m’a fait tiquer légèrement. Au cours d’une ballade en automobile, Gerry,le dernier chum de Monica (joué par Roy Dupuis) lui lance : «Hey! T’es sautée ben raide, toé!». Je ne crois pas que cette expression était en usage à l’époque. Je sais bien qu’il ne s’agit que d’une gouttelette dans la piscine, mais je tenais à vous la rapporter, en bonne commère que je suis.
Pour une véritable critique du film, les journaux officiels sauront bien vous renseigner. Mais je vous invite quand même à lire l’appréciation de ma collègue sur ce webzine. Elle ne prénomme joliment Uparathi.
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